2. La respiration des végétaux
Mis à part certaines bactéries strictement anaérobies et différents champignons comme les levures, capables de vivre en anaérobiose, tous les végétaux ont besoin d'oxygène, et l'oxydation de leurs métabolites conduit au dioxyde de carbone.
La respiration se constate chez les organismes ou les organes non chlorophylliens (champignons, racines, tissus divers) aussi bien à la lumière qu'à l'obscurité. Pour les organes chlorophylliens, la respiration est masquée à la lumière par l'activité photosynthétique qui aboutit à des échanges gazeux inverses, dix à cinquante fois plus intenses. Néanmoins, les échanges respiratoires des feuilles, mesurés à l'obscurité, montrent une absorption moyenne d'oxygène de 1 millilitre par heure pour 10 à 20 grammes de substance fraîche et un rejet à peu près semblable de gaz carbonique. La respiration est ainsi, comme chez les animaux, une manifestation constante de la vie en aérobiose. C'est aussi un processus plus économique au point de vue matériel et énergétique que l'anaérobiose.
• Échanges gazeux
Les végétaux sont dépourvus d'un appareil respiratoire et d'un appareil circulatoire assurant le transfert des gaz dissous ou libres. Les échanges gazeux se font donc essentiellement par diffusion. L'épiderme, souvent revêtu d'une cuticule cireuse, est très peu perméable aux gaz. Chez les végétaux aériens, Cormophytes, ce sont les stomates répartis à sa surface qui, par leur nombre, permettent une diffusion rapide des gaz entre le milieu extérieur et le milieu intérieur ; d'autre part, par leur sensibilité à la lumière et à la sécheresse, qui en favorisent l'une leur ouverture, l'autre leur fermeture, ils assurent un contrôle –relatif toutefois – de la vitesse des échanges entre l'oxygène, le gaz carbonique et la vapeur d'eau.
À l'intérieur des tissus, les espaces intercellulaires (méats et lacunes) et les perforations des parois cellulosiques facilitent la circulation des gaz soumise aux seules lois de la diffusion. Au niveau cellulaire, comme le manifestent beaucoup de Thallophytes, le problème des échanges gazeux concerne, comme pour tout autre système cellulaire, le franchissement des membranes protoplasmiques, la circulation intracellulaire des gaz à l'état dissous, l'engagement de l'oxygène dans les oxydations cellulaires et la libération du dioxyde de carbone par voie enzymatique au niveau des mitochondries.
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