3. Métabolisme des substances de réserve
• Réserves lipidiques
Les lipides ou corps gras sont emmagasinés dans les cotylédons, l'albumen, plus rarement dans le périsperme ou l'axe hypocotylé ou encore dans le mésocarpe du fruit (olive, palmier à huile) ; les plantes dites oléagineuses en renferment ainsi de grandes quantités.
Les teneurs en matières grasses sont sujettes à variation, étant influencées par les facteurs saisonniers et géographiques, d'une part, et par les facteurs génétiques, d'autre part.
Les triacylglycérides (triesters du glycérol et acides gras) représentent les réserves habituelles des plantes. Cinq acides gras y prédominent. Ce sont les acides insaturés, oléique (C18 :1), linoléique (C18 :2), linolénique (C18 :3), ou saturés, palmitique (C16 :0) et stéarique (C18 :0). Il existe d'autres acides gras chez les végétaux : acides caproïque (C6), caprilique (C8), caprique (C10) présents dans l'huile de palme et de coprah, acide laurique (C12) des huiles de coprah, de palme et de laurier ; l'acide ricinoléique (C18) de l'huile de ricin ; l'acide arachidique (C20) de l'huile d'arachide et l'acide érucique (C22) de l'huile de colza (anciennes variétés). Ces quelques exemples montrent la grande diversité de composition des matières grasses des plantes oléagineuses. Deux huiles provenant d'organes différents de la même espèce peuvent avoir des compositions dissemblables (cas du palmier à huile).
Les galactolipides et les phospholipides entrent ordinairement dans la constitution des membranes, surtout des organites cellulaires. Néanmoins, ils peuvent être abondants dans les réserves lipidiques des graines : 78 p. 100 des lipides totaux chez Briza spicata (Smith et Wolff, 1964).
La maturation des graines oléagineuses se réalise en trois étapes :
– Au cours de la phase initiale (selon les espèces, de 10 à 25 jours après la pollinisation de l'ovule), les divisions cellulaires sont actives. La synthèse des lipides […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 13 pages…



