2. Réserves destinées à la reproduction
Les organes de mise en réserve sont soit des organes spécialisés dans lesquels la plante mère dépose les métabolites en excès dont elle dispose, soit des graines issues de la fécondation des ovules par les grains de pollen. Dans un cas comme dans l'autre, la plante utilise des systèmes de protection et met des barrières (dormances) pour éviter que l'utilisation des matières nutritives se fasse mal à propos. Dans cette sorte de contrat d'assurance vie, destiné à réduire les faux départs à des époques inopportunes, interviennent des systèmes inhibiteurs qui cesseront d'intervenir lorsque les facteurs ambiants offriront une suffisante stabilité pour que la permanence de l'espèce soit assurée.
Les organes de reproduction végétative sont des tubercules, des rhizomes ou des bulbes dans lesquels se trouvent généralement des parenchymes bourrés de produits résultant de la photosynthèse (le plus souvent l'amidon, glucide condensé mais rapidement mobilisable).
Les tubercules de dahlia, de topinambour (Helianthus tuberosus), ceux de nombreuses orchidées sont des racines renflées. Ceux de pomme de terre (Solanum tuberosum) ou de crosne du Japon (Stachys tuberifera) sont des rameaux souterrains auxquels participent plusieurs entrenœuds. Le tubercule de cyclamen n'est composé que d'un seul nœud hypertrophié.
Les rhizomes sont des tiges souterraines vivaces, qui stockent les réserves permettant à l'individu d'affronter la mauvaise saison (exemple : sceau-de-Salomon = Polygonatum officinale, ou encore iris rhizomateux).
Les bulbes sont formés par une tige très condensée, entourée de feuilles plus ou moins modifiées. Dans le cas des bulbes solides, la tige seule est épaissie, les feuilles sont minces et protectrices (colchique, glaïeul, safran, iris bulbeux). Les bulbes écailleux ont leurs feuilles relativement étroites ; gonflées de matières de réserve, elles recouvrent une courte tige portant le point végétatif. Les feuilles des bulbes tuniqués sont […]
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