4. Interconnexion de réseaux
Physiquement, deux réseaux ne peuvent être reliés que par l'intermédiaire d'une passerelle, machine connectée aux deux réseaux qui sait acheminer les informations de l'un à l'autre. Les informations circulant entre deux réseaux quelconques peuvent traverser plusieurs réseaux intermédiaires. Ceux-ci doivent donc accepter que des données extérieures puissent les traverser. Pour minimiser la taille des passerelles, les messages sont acheminés en fonction du réseau de destination et non en fonction de la machine destinataire. La quantité d'informations gérée par une passerelle devient alors proportionnelle au nombre de réseaux accessibles et non au nombre de machines connectées. L'utilisateur, lui, voit l'interconnexion comme un réseau virtuel unique auquel toutes les machines sont connectées (fig. 9).
• Les différents équipements d'interconnexion
Le principal problème rencontré lorsque l'on parle d'interconnexion est le choix du protocole à utiliser. En Europe, le souci de sécurité a fait se développer des interconnexions basées sur X25 tandis qu'outre-Atlantique TCP/IP explosait. L'engouement phénoménal pour Internet a rendu ces protocoles omniprésents dans les interconnexions. Plusieurs dispositifs peuvent être mis en jeu pour réaliser l'interconnexion de réseaux.
Les répéteurs ne font que prolonger le support physique dans un réseau local, en amplifiant passivement les signaux transmis. Ils permettent également d'utiliser des supports physiques de nature matérielle différente (paires métalliques et fibre optique).
Dans un réseau d'entreprise, les ponts agglomèrent plusieurs réseaux locaux, qui sont alors vus par les utilisateurs comme un réseau local unique. Ces équipements interviennent au niveau de la couche MAC ; ils analysent les trames qu'ils reçoivent mais sont transparents à leurs contenus. Ils utilisent les adresses physiques contenues dans l'en-tête des trames pour construir […]
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