3. Les réseaux locaux et leur évolution
Dans les années 1980, les entreprises ont commencé à mettre en œuvre des réseaux d'entreprise, pour répondre à leurs besoins en informatique distribuée. Un réseau d'entreprise est constitué par plusieurs réseaux (locaux ou grande distance) interconnectés. Dans un réseau local, les distances couvertes sont courtes (de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres) et les débits élevés (plusieurs centaines, voire des milliers de mégabits par seconde). L'implantation des réseaux locaux dans des environnements privés explique la prolifération d'équipements et de solutions qui cohabitent au sein d'un réseau d'entreprise.
L'architecture d'un réseau local se caractérise par sa structure topologique et sa façon de partager les ressources. Dans tous les cas, un réseau local utilise un support de transmission unique, tel qu'il n'existe qu'un seul chemin entre deux équipements du réseau. Il est donc inutile de mettre en œuvre des mécanismes de routage puisque l'unique chemin du réseau local dessert toutes les machines. Par ailleurs, à chaque instant, un seul message peut transiter sur le support. Il est donc nécessaire de définir les règles d'accès au support de transmission. Différentes méthodes d'accès existent pour définir comment partager le support entre les utilisateurs ; l'accès au support peut être contrôlé ou non.
• Méthodes d'accès à un réseau local ou niveau MAC
Les réseaux locaux définissent des méthodes d'accès au support de transmission, encore appelées niveau MAC (medium access control). Deux types de méthodes d'accès sont utilisés : l'accès aléatoire et l'accès déterministe.
Dans les méthodes d'accès aléatoire, les machines – ou stations –, avant d'émettre un message, se mettent à l'écoute du support (ou canal) afin de détecter une transmission en cours. Du fait des délais de propagation, une collision peut se produire entre des messages émis par plusieurs stations, même si chaque station a écouté au […]
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