Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Les caractères dominants de la religion grecque apparaissent d'emblée : il s'agit d'un polythéisme qui s'est enrichi par l'adjonction progressive de nouvelles divinités ; les dieux sont conçus sous forme anthropomorphisée, encore que les traces de vieux cultes animistes de la pierre, de la plante, de l'animal soient visibles dans certaines… Lire la suiteÉcrit par : André BERNAND, Jean-Yves EMPEREUR, Jean-Marc PROST-TOURNIER
Dans le chapitre "Un carrefour artistique de l'Antiquité" : … se sont habitués à l'existence de ces étranges divinités et à l'étendue de leurs pouvoirs. *Suivant leur habitude, ils associent les dieux indigènes à ceux qui leur ressemblent le plus dans le panthéon grec, et ainsi Hathor devient une Aphrodite-Hathor, Thot un Thot-Hermès. Cette assimilation confère des pouvoirs étendus aux nouvelles… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE, Universalis
Dans le chapitre "Religions méditerranéennes" : … *Chez les Grecs, à côté du culte des morts pratiqué par la famille, existait le culte des héros auquel participaient une corporation, une cité ou un État. Le culte était lié à la tombe du héros. C'était un culte funéraire et, par conséquent, radicalement différent du culte offert aux dieux : tandis qu'à ces derniers on sacrifiait des béliers et des… Lire la suiteÉcrit par : Jean PÉPIN
Dans le chapitre " Le problème" : … tard par Rahner et Wifstrand. D'abord il faut se garder de confondre, aussi bien dans la religion *grecque que dans le christianisme, un stade primitif et un stade évolué : l'humble époque éleusinienne ou cabirienne n'est pas le riche syncrétisme orientalisé du iiie siècle de notre ère, pas plus que les simples rites baptismaux… Lire la suiteÉcrit par : Guy BURGEL, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "L'apogée de la religion civique et les premières menaces" : … *La religion civique est exaltée par les victoires inespérées des guerres médiques qui semblent montrer que les dieux de la cité combattent aux côtés de leurs fidèles. Athéna profite au maximum de la ferveur d'une cité qu'elle patronne : trois temples l'honorent sur l'Acropole, dont le Parthénon où elle s'instaure gardienne du trésor de l'État. Elle… Lire la suiteÉcrit par : Maurice OLENDER
… *Dans sa course errante à la recherche de sa fille, c'est dans le bourg d'Éleusis que l'inconsolable Déméter, métamorphosée en vieille femme, rompt son deuil en se mettant à rire. Une double tradition raconte comment des mots et des gestes obscènes ont diverti et soulagé la sainte mère. Dans l'Hymne homérique à Déméter (192-211), c'est la… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Dans le chapitre "La religion comme fondement de la famille et de la propriété" : … *Divisée en cinq livres, l'« Étude sur le culte, le droit, les institutions de la Grèce et de Rome » qu'est La Cité antique s'ouvre sur une introduction qui met l'accent sur la nécessité d'examiner les croyances primitives des Anciens pour connaître leurs institutions. Le livre premier expose précisément les antiques croyances concernant l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Dans le chapitre "Le sanctuaire d'Apollon" : … de Delphes, où Apollon, venu de Délos sur un bateau crétois, s'est approprié l'oracle de la Terre. *Comme on a pu l'observer dans d'autres sanctuaires majeurs (Olympie, Delphes), le culte d'Apollon s'est fixé sur des vestiges mycéniens (1400-1200 av. J.-C.), méconnus et réinterprétés par les Grecs de l'époque géométrique – ici, les restes modestes… Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN, Giulia SISSA
Dans le chapitre "Monuments et offrandes" : … figure auprès des bâtiments plus originaux ou plus raffinés qui ne manquaient pas à Delphes. *En fait, il valait surtout par ce qu'il portait et contenait : à côté d'offrandes précieuses, comme les vases d'or et d'argent de Crésus, ou symboliques, comme les innombrables bandelettes de victoire suspendues par les athlètes et artistes… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *Les grandes dionysies ou dionysies urbaines sont les plus imposantes des trois grandes fêtes de Dionysos (les deux autres sont les lénéennes et les petites dionysies champêtres). Apparues à Athènes au ~ vie siècle, elles seront vite célébrées avec éclat dans toutes les cités de quelque importance, l'origine religieuse s'effaçant… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
… *Longtemps tenu pour un dieu étranger, venu de la Thrace, qui aurait été la patrie de l'orgiasme, introduit en Grèce par ses missionnaires et ses dévots, Dionysos est en réalité un dieu qui signifie l'ailleurs et qui désigne l'Autre. Étrange et familier, mais présent dans le panthéon grec de longue date (les tablettes mycéniennes de Pylos… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Genre lyrique consacré à Dionysos et, comme tel, caractéristique de tout un aspect du monde hellénique. Le mot est d'origine incertaine, probablement non grecque, comme en témoignerait la légende rapportée notamment par Hérodote : Arion de Méthymne (fin ~ viie s.), transporté par un dauphin au cap Ténare, en Grande-Grèce, aurait… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Nous savons peu de choses du drame satyrique, genre théâtral dont la plupart des œuvres ont été perdues. Sa structure chorale en est l'élément essentiel. Pour les Grecs anciens, un dieu unique, Dionysos, est à l'origine de la vigne et du théâtre. Une même ivresse du vin et du verbe, accompagnée de musique, mettait en relation la divinité et le… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'eau baptismale ou lustrale" : … à l'absence de résistance de l'eau, de se dissoudre en quelque sorte dans un nirvâna hydrique,* alors que pour les Grecs l'idéal moral est solide, telle la sphère de Parménide, et même pour Héraclite (frag. 68) : « C'est mort pour les âmes que de devenir eau. » Mais que l'on ne vienne pas dire qu'il n'y a pas d'archétype parce qu'il existe une… Lire la suiteÉcrit par : Marie DELCOURT
*Éleusis, aujourd'hui bourg industriel du nom de Levsina, est à trente kilomètres au nord-ouest d'Athènes, en face de Salamine, sur la route qui, du Céramique, passe près du couvent de Daphni et continue vers Thèbes. Le mot, croyait-on, aurait signifié arrivée. C'est là, selon la légende d'un hymne… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Mircea ELIADE
Dans le chapitre "L'autre monde selon Homère" : … *Dans la Grèce ancienne, on croyait que les âmes des morts descendaient du tombeau dans l'Hadès, vaste caverne qui s'étendait à l'intérieur de la terre. Là régnaient les dieux de l'enfer. Au-delà de l'Océan, se trouvaient les îles Fortunées, où étaient miraculeusement transportés les héros. Homère décrit les ombres des morts plongées dans une… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARTIN
… *La ville d'Épidaure, sur la côte nord-est du Péloponnèse, doit sa célébrité au sanctuaire d'Asclépios qui se trouvait à quelques kilomètres de la cité. Selon la tradition, le dieu guérisseur vint s'installer dans ce vallon vers la fin du ~ vie siècle en s'associant à Apollon, déjà établi dans ses fonctions avec le héros Maléatas… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
… *Il est d'autant plus difficile de dater Épiménide le Crétois que sa légende lui attribue plus de cinquante années de « dormition » dans une cave des montagnes consacrées au Zeus crétois, ce qui lui donnerait plus de cent cinquante et parfois près de deux cents années de vie : finalement, et au témoignage de sa propre mémoire, sa légende fait de lui… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
… *Dérivé du nom d'Évhémère, écrivain grec du ~ iiie siècle, l'évhémérisme désigne non une école déterminée, mais une tendance de certains historiens des religions (surtout au xviiie et au xixe s.) à expliquer la genèse des mythes et des figures divines par la déformation légendaire que des… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CHAILLEY, François JOUAN
Dans le chapitre "Théâtre et religion" : … *Le théâtre grec est resté profondément marqué par ses origines religieuses. La représentation est intégrée au culte de Dionysos, le théâtre est une dépendance de son temple et son prêtre préside au spectacle. Les actes du culte y sont souvent mis en scène : offrandes, sacrifices, consultations d'oracles. Les problèmes liés aux pratiques funéraires… Lire la suiteÉcrit par : François LISSARRAGUE
Dans le chapitre "Les dieux et les morts" : … *À la diversité du vocabulaire correspond la variété des objets figuratifs en rapport avec le divin. Parmi les représentations divines, il faut distinguer la statue de culte des autres offrandes consacrées aux dieux. La statue cultuelle est le plus souvent abritée en un temple ; le terme hedos, temple, siège ou demeure, s'applique parfois à… Lire la suiteÉcrit par : Paul GOUKOWSKY
Dans le chapitre "Exploiteurs et exploités : deux univers parallèles" : … les indigènes demeurèrent aussi imperméables aux cultes grecs qu'attachés à leurs dieux zoomorphes. *Certes, comme ils l'avaient toujours fait, les Grecs assimilèrent à leurs dieux quelques divinités égyptiennes, comme Osiris qui se confondait depuis longtemps dans leur esprit avec Dionysos. Ils adoptèrent également quelques dieux tutélaires : les… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUANNA
Dans le chapitre "La pensée hippocratique" : … la maladie et toute thérapeutique magique par les prières, les incantations ou les purifications. *La chose est d'autant plus remarquable qu'une grande partie de la littérature contemporaine (les Histoires d'Hérodote, la tragédie et la comédie) reflète des conceptions plus populaires où la maladie est souvent envoyée par les dieux, et que… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Sans doute dérivé de la racine uph (« tisser »), le mot « hymne » peut désigner toute sorte de chant, avec la même extension qu'« ode » (tout ce que « chante » l'« aède »). Cependant, Platon, définissant les lois jadis respectées de la musique, caractérise les « hymnes » en les différenciant des « thrènes », des « péans », des « … Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
… *Institution typique des cités grecques à l'époque classique, les liturgies helléniques sont révélatrices de la nature de l'État grec ancien. Les plus riches parmi les membres de la communauté civique pourvoient en effet à certaines dépenses publiques (en particulier aux dépenses occasionnées par le déroulement des fêtes religieuses : organisation… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
*Avant l'âge classique de la Grèce, à l'âge qu'on appelle « archaïque », le mythos et le logos qualifié de hiéros ne s'opposent pas. L'un et l'autre semblent avoir désigné un « récit sacré » concernant les dieux et les héros. Les sanctuaires officiels et secrets possèdent chacun… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE
Dans le chapitre "Ouranos, Zeus et les dieux de l'orage" : … *En Grèce, Ouranos a conservé plus nettement ses caractères naturistes : il est le ciel. Hésiode nous présente son approche, quand s'étendant en tous sens, « tout avide d'amour » et apportant avec lui la nuit, il enveloppe la Terre. Mais, à part le mythe, il ne nous est rien resté d'Ouranos, pas même une image. Son culte éventuel a été… Lire la suiteÉcrit par : John SCHEID, Giulia SISSA, Universalis, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre "Le monde divin grec" : … Les *dieux grecs ont eu longue vie ; ils ont fait l'objet d'un culte pendant presque deux millénaires, depuis le xve siècle avant J.-C., quand les scribes au service de maîtres achéens (les premiers Grecs installés en Hellade) inscrivaient les noms de certains d'entre eux sur les tablettes en linéaire B de la Cnossos crétoise,… Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
… *Célébrés tous les deux ans, en juillet, les mêmes années que les jeux Isthmiques, les jeux antiques de Némée, en Argolide, consistaient en des concours athlétiques et musicaux en l'honneur de Zeus. On en rattachait l'institution à des événements illustrant le destin de figures légendaires, telles que Héraclès, victorieux du lion Némée, Adraste, roi… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELORME
… tout pour les compétitions sportives qui s'y déroulaient, Olympie était d'abord, pour les Anciens, *un sanctuaire : les Jeux n'étaient qu'un des aspects du culte de Zeus « père et maître des dieux », mais celui, il est vrai, qui lui valut sa réputation universelle, attirant une foule considérable. Des offrandes innombrables et diverses étaient dues… Lire la suiteÉcrit par : Marie DELCOURT
Dans le chapitre "Lieux oraculaires" : … *Lorsqu'une seule méthode a cours dans les lieux oraculaires, c'est l'incubation ; elle semble avoir partout ailleurs coexisté avec les autres. Le consultant va dormir dans un lieu saint (souvent consacré à un héros chthonien, Trophonios à Lébadée, Amphiaraos à Thèbes) et y reçoit un rêve qui comporte un conseil. Introduit à Épidaure, puis à Athènes… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
*L'orphisme est essentiellement un mouvement de protestation religieuse qui surgit dans la Grèce du vie siècle avant notre ère et se rattache à Orphée, le maître des incantations, l'enchanteur légendaire d'origine thrace. Par son genre de vie et par son système de pensée, ce mouvement… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *Par ouranien, on entend ce qui appartient au ciel, à la voûte céleste, en tant que région privilégiée, espace par excellence de la manifestation du sacré. Il se pourrait même que ce soit la contemplation du firmament qui ait primitivement éveillé chez les hommes le sentiment religieux de la transcendance, comme en témoigne la quasi-universalité des… Lire la suiteÉcrit par : Alain MAHUZIER
… *La fête d'Athéna Parthénos, célébrée tous les quatre ans à Athènes, aurait été instituée par Thésée après qu'il eut établi le système démocratique avec ses trois classes de citoyens (nobles, artisans, cultivateurs) et qu'il eut réalisé l'unité de l'Attique autour d'Athènes ; elle devint le symbole de l'unité de l'Attique autour de la ville. Elle… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte MUNIER, Paul TEISSEIRE
Dans le chapitre "Un rôle ontologique et social" : … *La découverte par Marcel Detienne d'une mythologie de l'aromate dans la Grèce antique renouvela le regard sur l'anthropogonie en lui adjoignant la dialectique évoquée : quand Prométhée, instaurant le sacrifice, donne aux dieux la fumée parfumée montant de l'autel, et aux hommes la viande, le partage entre immortalité et mortalité ne s'opère point… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Chant choral grec, généralement accompagné de lyre ou de flûte, caractérisé par le retour du cri Iô paian en refrain. Il est dédié par excellence à Apollon, le dieu guérisseur, dont péan est aussi l'épithète (cf. Péan, le nom du médecin d'entre les dieux, dans l'Iliade). Un péan demande la délivrance d'un mal : ainsi les Achéens… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DUPRONT
… fête de Boubastis qui fascinait Hérodote avec des foules soigneusement dénombrées par myriades. *Dans la Grèce ancienne, Delphes ou Delos, l'île sainte, sanctuaires panhelléniques d'Apollon, Épidaure, centre de ce culte d'Asklepios qui rayonnera jusque dans l'île tibérine au cœur de Rome, Éleusis, dont les fêtes de la célébration des mystères… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GROS, Roland MARTIN
Dans le chapitre "Le Grand Autel" : … des rois grecs de Pergame sur les Barbares et leur victoire sur le Séleucide Antiochos III. *Mais, au-delà de cette signification politique, la composition possède une portée cosmique : elle explicite la symbolique des structures architecturales puisque l'autel lui-même repose matériellement sur cette mêlée monstrueuse de corps, sur ce… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "De l'Antiquité à l'historiographie moderne" : … amulettes magiques. Attribut faisant corps avec une figure au sexe érigé, ithyphallique comme *Pan, Hermès, Priape ou un satyre, le phallus pouvait aussi être isolé de toute anatomie. Il devenait alors l'objet privilégié de certaines cérémonies. C'est dans l'environnement d'un Dionysos rustique, et de ses fêtes d'hiver, qu'Aristophane met en… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline DUCHEMIN
Dans le chapitre "L'inspiration poétique" : … Pindare a beaucoup parlé de sa poésie. Au cœur de ses préoccupations est le problème de *sa propre inspiration, qui lui vient directement des dieux. Cela n'est nullement pour lui une de ces pâles clauses de style, aboutissement d'une longue histoire littéraire. Il écoute en lui-même la voix des divinités qui l'inspirent, il goûte la joie vivante de… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
Dans le chapitre "Présupposés très chrétiens" : … En matière de paganisme et de polythéisme, la référence à la* Grèce est souvent contraignante : celle-ci n'est-elle pas le lieu privilégié où la raison bénéficie du désistement de la mythologie et où, dans le même temps, la religion, portée par l'exigence morale, se sépare du déraisonnable et du scandaleux de la fable ? Si bien que, face à ces dieux… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE, Daniel SAINTILLAN
Dans le chapitre "Le végétarien et le carnivore" : … d'ordre gastronomique, ce serait méconnaître sans nul doute la signification politique et *religieuse de l'alimentation carnée en Grèce. En effet, refuser de manger de la viande, ce n'est rien d'autre que refuser d'offrir aux dieux le sacrifice sanglant d'une victime animale, geste essentiel de la pratique religieuse des Grecs, puisque, d'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
… *L'art grec a connu trois genres de reliefs : les reliefs décoratifs à sujets mythologiques, intégrés à l'architecture des bâtiments sacrés ; les reliefs funéraires, placés sur la tombe des notables depuis la fin du viie siècle avant J.-C. et qui représentent le mort, avec un goût narratif croissant qui va modifier peu à peu la… Lire la suiteÉcrit par : Mariasusai DHAVAMONY, Universalis
Dans le chapitre "La religion grecque" : … Il* n'y avait pas en Grèce de sacerdoce hiérarchiquement organisé. Toutefois, des fonctionnaires de l'État, attachés à de nombreux temples, tenaient lieu de prêtres et accomplissaient les rites sacrés. Voyants et devins étaient hautement considérés. Un goût prononcé pour la divination poussa les Grecs à consulter fréquemment les oracles et à leur… Lire la suiteÉcrit par : André DUMAS, Jean PÉPIN
Dans le chapitre "Le salut dans l'orphisme grec" : … Dans la *religion grecque commune, le titre de « sauveur » ou « salvatrice » (sôter et sôteira) est décerné à plusieurs dieux et déesses. C'est une épithète ordinaire de Zeus et d'Athéna ; les Athéniens célébraient en l'honneur de tous deux une fête appelée précisément Diisôteria ; ils offraient à Zeus sôter la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GROS, John SCHEID
Dans le chapitre "La fonction oraculaire" : … *Il est permis de se demander quelles innovations fonctionnelles peuvent avoir vu le jour dans un milieu aussi exclusivement préoccupé de problèmes formels. Ce serait méconnaître l'un des aspects de l'architecture religieuse de cette période, ce qu'on pourrait appeler sa dimension oraculaire. L'action concertée des défenseurs de la religion… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Divinité grecque introduite en Égypte sous les Ptolémées, Sérapis, ou Sarapis, était originaire de Sinope. D'après la légende, le roi Ptolémée Ier, qui régna dans les toutes dernières années du ~ ive siècle, vit en songe le dieu Sérapis de Sinope, qui lui demanda de ramener sa statue en Égypte. Le roi demanda l'… Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
… *Dans le Moyen-Orient antique, les traditions sur la Sibylle n'ont cessé de foisonner. Son caractère abstrait et sa qualité de terme générique aidant, la Sibylle (d'abord nom propre, Sibylla) donna lieu à une ample prolifération. À l'origine, il n'y avait qu'une seule Sibylle, comme en témoigne Héraclite d'Éphèse, le premier auteur qui en… Lire la suiteÉcrit par : Robert PARIENTÉ
Dans le chapitre "Témoignages sur les premières compétitions" : … qui s'en inspireront directement (pour le saut en hauteur et le lancer du marteau notamment). *Il leur aura manqué simplement l'atout majeur, dont les Grecs se serviront pour propager l'idéal olympique : la religion, qui deviendra au fil des siècles celle du sport lui-même et, à notre époque, celle du record. Le mot athlète dérive d'athlôn… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Les Titans sont les six fils de la Terre (Gaia) et du Ciel (Ouranos) : Océan, Coios, Crios (Bélier), Hypérion (« qui va au-dessus », Soleil ou père du Soleil), Japet et Cronos « aux pensers courbes » (Hésiode, Théogonie, I, 134 sqq.). Le dernier-né mutile son père, qui les maintenait tous au sein de leur mère ; c'est, dit Hésiode, le Ciel… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT, Jacques MOREL, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre "Le moment tragique" : … d'Homère, constitue pour la cité son passé, un passé assez lointain pour que, entre les traditions *religieuses transmises par les vieux mythes et les formes nouvelles de pensée qui s'affirment dans le droit et les institutions politiques du ve siècle, les contrastes se dessinent nettement, mais assez proche pour que les… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Fondateur de l'école d'Élée et maître de Parménide, bien que d'autres sources doxographiques, par exemple Platon (Sophiste), fassent remonter l'origine de l'école plus loin encore. Les principales indications biographiques sont fournies par Xénophane lui-même, dans certains des quelque quarante fragments qu'on a conservés de lui : « … Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *« Père des dieux et des hommes », Zeus est à la fois, et sans doute dès l'origine, un dieu parmi les autres, avec un cycle légendaire propre, et le dieu par excellence. Hésiode, dans sa Théogonie, nous dit comment le dernier fils de Cronos échappe au dieu dévorant par la ruse de sa mère, qui lui donne une pierre dans des langes ; puis,… Lire la suite
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