2. L'exploration des fonctions rénales
• Détection d'une protéinurie
La protéinurie, autrefois désignée sous le nom d'albuminurie, est la présence dans l'urine de protéines en quantités supérieures aux traces normales (0,05 g/24 h). On décèle ce symptôme par l'apparition d'un précipité après chauffage des urines préalablement acidifiées et, s'il s'agit d'urines très peu concentrées, additionnées de chlorure de sodium.
Le débit de la protéinurie est estimé par diverses techniques de dosage (technique dite de la pesée, réaction du biuret, néphélémétrie). Il est exprimé soit en grammes par 24 heures, soit en milligrammes par minute. Une protéinurie est modérée lorsqu'elle ne dépasse pas 1 g/24 h ; elle est abondante lorsqu'elle excède 4 à 5 g/24 h, soit 3 mg/mn.
Le débit de la protéinurie n'a pas de corrélation obligatoire avec la sévérité de l'affection rénale. En revanche, le type de la protéinurie peut avoir une signification diagnostique : l'étude par électrophorèse des fractions protéiques contenues dans l'urine permet, en effet, de distinguer des protéinuries « sélectives », où l'urine ne contient guère que de l'albumine proprement dite, et des protéinuries « non sélectives », où l'urine renferme un échantillonnage beaucoup plus varié et plus complet des protéines du plasma sanguin, albumine et globulines diverses.
Une variété de protéinurie est parfaitement bénigne : il s'agit de la protéinurie orthostatique observée chez l'adolescent. Elle est caractérisée par le fait qu'elle n'apparaît qu'en position debout et disparaît totalement en position allongée, les reins demeurant strictement normaux ; elle survient au cours de la deuxième enfance ou de l'adolescence ; elle disparaît habituellement à l'âge adulte.
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