4. Évolution de l'activité réflexe
Chez le nouveau-né et le nourrisson humain à certaines étapes de son développement moteur, il est possible de mettre facilement en évidence des activités réflexes très variées ; nombre d'entre elles disparaissent à des âges plus avancés, au fur et à mesure que s'installe le contrôle des centres supérieurs ; ainsi pour le phénomène de grasping : une stimulation légère de la paume de la main provoque une contraction réflexe des muscles fléchisseurs des doigts. Cette contraction est renforcée et prolongée considérablement si, secondairement, à la stimulation cutanée déclenchante on ajoute une traction sur les doigts mettant en jeu les récepteurs à l'étirement de leurs muscles.
Dans le réflexe dit de Moro, une stimulation vestibulaire (déplacement brutal de la position du corps) ou une stimulation cutanée suffisamment forte de certaines aires tégumentaires entraînent une extension réflexe brusque des deux membres antérieurs.
Un peu plus tard (vers le septième mois de la vie), on met en évidence chez l'enfant la poussée réflexe des extenseurs en exerçant un appui léger sur la plante des pieds.
Les expériences de Pavlov ont en outre démontré, chez l'animal, que les centres nerveux supérieurs étaient doués d'une remarquable plasticité fonctionnelle. Elle s'exprime par la possibilité de modifier les conditions du déclenchement de certains réflexes par la création de liaisons temporaires entre des centres aux effets préalablement nuls ou inadaptés et les centres de l'équipement réflexe inné (réflexes « inconditionnels ») ; cela grâce à une forme d'apprentissage nommée « conditionnement ».
L'adaptabilité des comportements reposerait ainsi, au moins pour une part, sur la possibilité d'acquérir de nouveaux réflexes que Pavlov a appelés « conditionnels ».
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