3. L'équipement réflexe
On se bornera à examiner l'organisation des réflexes dans la vie de relation, les réflexes végétatifs ayant été traités dans l'article système neurovégétatif.
• Les réflexes médullaires
Les réflexes médullaires sont facilement mis en évidence sur l'animal intact, mais ils sont plus nets et plus amples chez l'animal décérébré ou spinalisé. Certains de ces réflexes dits réflexes courts sont limités à un segment médullaire, d'autres dits réflexes longs s'organisent au sein de plusieurs segments.
Exemples de réflexes courts
Le réflexe d'étirement
L'étirement brusque d'un muscle par percussion ou traction du tendon provoque une contraction réflexe de ce même muscle. C'est le très important réflexe d'étirement ou réflexe myotatique. Si l'étirement est bref, la réponse musculaire est elle-même de courte durée (réponse phasique) ; si l'étirement se prolonge, la contraction se maintient pendant toute la durée de celui-ci (réponse tonique). Les réflexes ostéo-tendineux bien connus des neurologues : réflexes rotulien, achilléen, entre autres, sont des réflexes d'étirement phasiques. Les terminaisons sensibles à l'origine de ce réflexe se trouvent au sein du muscle lui-même, ce sont les fuseaux neuromusculaires. Les influx qui en proviennent gagnent la moelle par la racine rachidienne correspondante et pénètrent alors dans la substance grise où ils viennent exciter monosynaptiquement les motoneurones du muscle contenant le fuseau neuromusculaire stimulé. Le réflexe d'étirement présente une importance fondamentale dans l'entretien et la régulation du tonus musculaire.
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