2. Étude des réflexes
• Méthodes utilisées
L'étude des propriétés d'un arc réflexe débute par l'observation et l'enregistrement des réponses musculaires à la stimulation d'afférences diverses, celles des fibres de la sensibilité cutanée par exemple. On procède de la sorte, lorsqu'on utilise une grenouille décapitée dont on stimule une patte postérieure par un pincement ou une goutte d'acide. L'étude des mouvements ainsi produits en fonction des conditions du stimulus permet de dégager quelques principes généraux de l'organisation réflexe, mais on voit immédiatement les limites d'un tel type d'expérience : les paramètres de stimulation sont très imprécis, les mécanismes mis en jeu trop complexes.
Une partie de ces objections se trouve levée si l'on enregistre directement la réponse réflexe sous sa forme bio-électrique, au niveau d'une racine médullaire antérieure, tandis que le stimulus la provoquant consiste en un choc électrique appliqué à une racine postérieure convenablement choisie. La stimulation électrique n'est évidemment pas physiologique, mais elle permet un réglage rigoureux de tous les paramètres, tels que la durée, le voltage, la fréquence.
Enfin, grâce au développement des méthodes microélectrophysiologiques, on enregistre par l'emploi de microélectrodes la réponse d'un unique motoneurone effecteur à l'arrivée d'un message afférent, ce qui a fourni, ces dernières décennies, des données fondamentales sur les mécanismes de l'excitation et de l'inhibition réflexes.
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