4. Des coraux menacés
Si le squelette du corail est robuste et enregistre toutes les variations du milieu, le corail vivant est fragile et victime de nombreuses agressions, naturelles ou anthropiques, qui, au mieux, le perturbent et, au pire, le tuent.
Une fois morts, les coraux sont vite recouverts par des algues. Brisés, les coraux sont aussi roulés par la mer jusqu'à leur transformation en sable blanc plus ou moins fin. Un récif endommagé met une quinzaine d'années pour se reconstruire, sans pour autant retrouver systématiquement la diversité spécifique d'origine.
• Prédateurs naturels
L'étoile de mer épineuse, Acanthaster planci, est un redoutable prédateur du corail. D'un diamètre moyen de 25 à 35 centimètres à l'âge adulte, elle est observée dans les océans Indien et Pacifique, mais est absente des Caraïbes (océan Atlantique). Ayant une prédilection pour les polypes de coraux, notamment ceux d'Acropora, elle se nourrit la nuit et peut consommer entre 5 et 6 mètres carrés de corail par an. Un récif corallien en bon état peut supporter de 15 à 30 étoiles de mer épineuses à l'hectare. Depuis les années 1970, on observe des pullulations dont les causes sont mal connues. Ce phénomène a été particulièrement important sur la Grande Barrière australienne dans les années 1970 et 1980 ou en 1983 en Nouvelle-Calédonie. Le prédateur d’Acanthaster est un mollusque gastéropode, Charonia tritonis, appelé communément conque ou toutoute.
Certains poissons se nourrissent également de coraux. Parmi ces corallivores, on peut citer le lime à tache orange, Oxymonacanthus longirostris, et le poisson-perroquet, Scarus spp. Ce dernier, dont les dents soudées forment un bec massif comme celui de l'oiseau du même nom, gratte les algues sur le corail et sur les rochers en y laissant des traces caractéristiques. Ses molaires broient les aliments. Il n'a pas d'estomac, mais un intestin distendu, et excrète le squelette des coraux sous forme de sable.
Les coraux sont aussi victimes d'attaques bactériennes se manifestant par l'apparition dans le squelette de bandes noires ou blanches visibles à l'œil nu.
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