Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ERDOGAN RECEP TAYYIP (1954- )

Recep Tayyip Erdogan et José Manuel Durão Barroso à Bruxelles, 2004

Homme politique turc, Premier ministre depuis 2003.

Né le 26 février 1954 à Rize, dans le nord-est du pays, au bord de la mer Noire, Recep Tayyip Erdogan se forge dès le lycée la réputation d'un fougueux défenseur de l'islam politique. Il joue dans un club professionnel de football et suit les cours de l'université de Marmara. C'est à cette époque qu'il rencontre Necmettin Erbakan, dirigeant islamiste historique, et qu'il commence à militer au sein des mouvements présidés par celui-ci, en dépit de l'interdiction qui frappe les partis politiques d'obédience religieuse. En 1994, Recep Tayyip Erdogan est élu maire d'Istanbul sur la liste du Parti de la prospérité. Cette accession sans précédent d'un candidat islamiste au poste de maire heurte les milieux laïcs, mais Erdogan se révèle un gestionnaire compétent et prudent. Il abandonne le projet controversé de construire une mosquée sur la place centrale de la ville, mais obtient que la vente d'alcool soit interdite dans les cafés appartenant à la municipalité. En avril 1998, il est accusé d'incitation à la haine religieuse pour avoir récité un poème dans lequel les mosquées étaient comparées à des casernes, les minarets à des baïonnettes et les croyants à une armée. Condamné à dix ans de prison, il démissionne de son mandat de maire.

Libéré après quatre mois, Recep Tayyip Erdogan reprend son activité politique. Lorsque le Parti de la vertu de Necmettin Erbakan est interdit en 2001, il rompt avec celui-ci et participe à la création du Parti de la justice et du développement (A.K.P.). Ce dernier remporte les élections législatives de novembre 2002, mais Erdogan ne peut être élu député, et encore moins nommé président du Conseil – Premier ministre –, en raison de sa condamnation de 1998. Un amendement constitutionnel adopté en décembre 2002 permet d'annuler son inéligibilité. Le 9 mars 2003, Recep Tayyip Erdogan remporte une élection législative partielle. Quelques jours plus tard, le président Ahmet Necdet Sezer le charge de forme […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ERDOGAN RECEP TAYYIP (1954- ) » est également traité dans :

CHYPRE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

…  avec la seule République de Chypre (partie grecque de l'île), en dépit des réserves d'Ankara. *Le 2 janvier 2003, Recep Tayyip Erdogan, chef du parti au pouvoir en Turquie, dénonce le rejet du plan de l'O.N.U. par Rauf Denktash. Le 14, quelque 40 000 Chypriotes turcs manifestent à Nicosie en faveur de la réunification de l'île et du départ de… Lire la suite
KURDES

Écrit par :  Thomas BOISHamit BOZARSLANChristiane MOREÉric ROULEAU

Dans le chapitre "Les transformations de l'espace kurde depuis la guerre d'Irak"  : …  2000, la Turquie a eu une position ambivalente sur la question kurde. D'un côté, le gouvernement de *Recep Tayyip Erdogan, président du Parti de la justice et du développement –  A.K.P – a aboli la plupart des interdits concernant la diffusion de la culture kurde ; ainsi, la télévision publique a inauguré une chaîne en langue kurde. De même, à la… Lire la suite
PROCHE ET MOYEN-ORIENT CONTEMPORAIN

Écrit par :  Nadine PICAUDOUAude SIGNOLES

Dans le chapitre "Jeux d'influences des puissances régionales"  : …  commet une vague d'attentats-suicides sur le territoire national. Le gouvernement islamiste de *Recep Tayyip Erdogan, arrivé au pouvoir en 2003 et réélu en 2007, répond par la violence, en bombardant les camps du P.K.K. en Irak avec l'assentiment des Américains. A contrario, Ankara joue plutôt la carte de l'équilibre vis-à-vis de l'Iran,… Lire la suite
TURQUIE

Écrit par :  Michel BOZDÉMIRGuzine DINOAli KAZANCIGILRobert MANTRANJean-François PÉROUSE

Dans le chapitre "Le « séisme » électoral de 2002"  : …  en 2001 par des dissidents de la mouvance islamiste traditionnelle de Necmettin Erbakan, notamment *Recep Tayyip Erdogan, ancien maire d'Istanbul, et Abdullah Gül. L'A.K.P. obtint 34,30 p. 100 des suffrages, de même que la majorité absolue à l'Assemblée nationale, la première fois pour un parti depuis 1987. Le seul autre parti qui a pu entrer à l'… Lire la suite
TURQUIE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

…  l'encontre d'Abdullah Öcalan, chef du P.K.K., en juin 1999 sera commuée en réclusion à perpétuité. * le Haut Conseil électoral invalide la candidature de Recep Tayyip Erdogan, ancien maire d'Istanbul et dirigeant du Parti de la justice et du développement (A.K.P.) aux élections législatives prévues en novembre. Fondée à la suite de l'interdiction… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Recep Tayyip Erdogan et José Manuel Durão Barroso à Bruxelles, 2004

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média