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RÉALITÉ PHYSIQUE

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3.  Le théorème de Bell et sa contrepartie quantique

Le théorème de Bell peut être étendu au cas où les variables cachées sont des variables aléatoires, mais il concerne spécifiquement l'hypothèse selon laquelle des variables cachées existent. Il est cependant facile d'établir qu'il a son analogue dans l'autre hypothèse. S'il n'existe pas de variables cachées, si les principes généraux de la mécanique quantique sont rigoureusement corrects et si la notion d'une réalité indépendante de nos capacités d'observation possède un sens, alors cette réalité n'est pas « séparable », dans un sens qui est en fin de compte le même que celui défini au paragraphe précédent. Nous appellerons cette proposition la « contre-partie quantique » du théorème de Bell.

Celui-ci et sa contrepartie quantique sont des énoncés scientifiques ; ils ont, de ce fait, une validité certaine, quelles que soient les idées que l'on se fait des relations de la réalité et du savoir. Cependant, cette indépendance est à sens unique. On entend par là que les énoncés en question limitent, eux, vraiment, les choix possibles parmi les vues imaginables sur le monde sensible et qu'ils ont donc ainsi une portée épistémologique. Ils montrent que, de ces deux propositions, l'une est vraie : ou bien les axiomes fondamentaux de la mécanique quantique sont faux pour tels ou tels systèmes (ce qui est concevable), ou bien sont fausses certaines théories trop simplistes de la connaissance. En particulier, sur le plan des fondements, ils rendent irrémédiablement caduc (sauf si la mécanique quantique est fausse en quelques prédictions facilement vérifiables) le mécanisme atomistique, c'est-à-dire la « philosophie naturelle » qui prétend ériger en absolus les champs classiques et les « grains » élémentaires de matière, qui attribue à chacun de ces derniers des propriétés (telles que position, vitesse, par exemple) qui leur sont propres et qui, enfin, admet que les choses telles qu'on les observe sont purement et simplement des résultantes  […]

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Écrit par :  Bernard CAGNAC

… *Formule de mécanique quantique reliant les probabilités de certains phénomènes particulaires, l'inégalité de Bell joue un rôle extrêmement important dans le débat sur l'interprétation de la mécanique quantique. Trouvée en 1964, elle a montré qu'il existait des expériences particulières où les prédictions de la mécanique quantique usuelle (dite de l… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

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EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

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Dans le chapitre "Critique de l'interprétation de la mécanique quantique"  : …  d'Aspect, 1981). Einstein considérait que l'objectif de la physique était de décrire une *réalité – qui se présente, par exemple, sous la forme d'un système individuel – supposée exister indépendamment de l'acte de mesure. Il exprimait, par complétude théorique (dans un sens ici moins fort que celui qui est proposé pour… Lire la suite
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Écrit par :  Michel PATY

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HASARD & NÉCESSITÉ

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MATÉRIALISME

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MATIÈRE

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Dans le chapitre "Substance et apparence ; la transsubstantiation"  : …  occupe la place du pain et du vin, dont les qualités sensibles demeurent, en apparence, intactes. *La question de la connaissance du monde physique, savoir celle du rapport entre qualités sensibles évanescentes et substance rémanente, se trouvait posée, derechef, à cela près que les philosophes avaient à aborder une situation que définissait une… Lire la suite
MÉTASTABILITÉ

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *« Ce qui se manifeste, c'est aussi, en premier et le plus souvent, l'apparente stabilité des choses visibles, leur extraordinaire entêtement à demeurer en leur état » (J. T. Desanti, Natura Rerum : ordre ou désordre ?). La stabilité désigne la condition de possibilité de la réalité phénoménale. Mais signifie-t-elle pour autant la… Lire la suite
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Dans le chapitre "La conceptualisation scientifique"  : …  *La science moderne de la nature, de son côté, a élaboré un appareil conceptuel qui lui a permis de s'attaquer au problème de la structure globale de la réalité physique. C'est, comme on le sait, dans le cadre de la théorie de la relativité que ce développement s'est effectué. Le but d'Einstein, en passant de la relativité restreinte à la relativité… Lire la suite
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Dans le chapitre "Le réalisme est-il possible ?"  : …  expression d'une tendance plus profonde et plus générale inscrite dans le désir même de connaître. *« L'homme aspire à la connaissance du monde, il aspire à se l'approprier et à se le soumettre, et il faut que la réalité du monde en quelque sorte s'efface, c'est-à-dire s'idéalise devant l'activité humaine » (Hegel). L'idéalisme ne trouverait aucune… Lire la suite
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