Nom qui désigne la réaction des privilégiés au cours du xviiie siècle contre l'ordre politique et social établi par Louis XIV. La réaction aristocratique comprend une réaction proprement nobiliaire, venue de ceux qu'on appelle des gentilshommes, une autre du clergé et, enfin, celle des parlementaires et de la noblesse de robe en général.
Chacun de ces groupes veut conserver ou rétablir ce qu'il considère comme des droits et privilèges attachés à sa naissance ou à sa fonction. La gentilhommerie écartée par le Roi-Soleil des responsabilités dans l'État, cherche à reprendre le pouvoir (polysynodie) et à rentabiliser ses terres puisque la loi de dérogeance lui interdit dans la plupart des cas une activité économique ; le clergé, lui aussi, veut jouer un rôle actif et surtout garder son indépendance (très entamée au xviie s.) à la fois institutionnelle et financière, en particulier le privilège exorbitant du don gratuit ; la robe, enfin, essentiellement les cours souveraines, s'estime elle aussi dépossédée par Louis XIV de ses prérogatives qu'elle cherche, non seulement à reprendre, mais à développer par des théories telles que celles de […]
