Né à Niort (Deux-Sèvres) dans une famille d'industriels, Raymond Cartier, après des études au collège de Bressuire, s'inscrit aux facultés de droit et de lettres à Paris. Licencié dans ces deux matières, il devient l'un des principaux collaborateurs d'Henri de Kérillis au centre de propagande des républicains nationaux, et milite vers 1928 au sein des Jeunesses patriotes. En 1929, il débute dans la carrière journalistique comme rédacteur parlementaire a L'Écho de Paris. Huit ans plus tard, en 1937, il est nommé rédacteur en chef de L'Époque. Malgré un antiparlementarisme foncier, il résiste alors aux tentations de l'hitlérisme. Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, il se retrouve à Lyon rédacteur en chef de l'hebdomadaire Sept Jours (1940-1943). Sa foi dans le pétainisme ne l'empêche pas de rester pendant toute cette période profondément antiallemand.
À la fin des hostilités, il se trouve officier de l'état-major du maréchal de Lattre en Allemagne. Il y demeurera pour assister au procès de Nuremberg (dont il tirera un ouvrage), avant d'entreprendre un voyage autour du monde. Son point d'attache est alors New York, où il est le correspondant […]
