Né en 1920 à Wankegan (Illinois), lecteur depuis l'enfance de textes fantastiques et d'ouvrages de science-fiction, Bradbury publie ses premiers récits à partir de 1938, dans des fanzines (revues ronéotypées éditées par des amateurs de science-fiction) de la région de Los Angeles. Ses véritables débuts professionnels datent de 1941 (une nouvelle dans Super Science Stories) ; son nom apparaîtra désormais dans divers magazines policiers, dans Astounding, et surtout dans la revue Weird Tales, rendue célèbre par Lovecraft. Une grande partie des nouvelles fantastiques écrites à cette époque sera reprise dans Dark Carnival (1947), premier recueil de Bradbury, qui réutilisera ces textes pour Le Pays d'Octobre (The October Country, 1955).
C'est en 1946 que paraît dans Planet Stories la première des Chroniques martiennes. L'édition de ces nouvelles en volume (1950) vaudra à Bradbury une célébrité immédiate, tant en Europe qu'aux États-Unis. C'est sans doute l'ouvrage le plus caractéristique de sa manière : une science-fiction très intériorisée, parfois très proche du fantastique et de l'épouvante (ainsi la nouvelle intitulée Usher II, qui annonce le thème, qu'il développera en 1953 dans son roman Fahrenheit 451, de la persécution des lecteurs de livres), animée de vives préoccupations humanistes et moralistes. Bradbury fait ensuite paraître un autre recueil de nouvelles, L'Homme illustré (The Illustrated Man, 1951), et collabore, avec le réalisateur John Huston, à l'adaptation cinématographique de Moby Dick. Par la suite, il publie encore plusieurs ouvrages, en particulier La Foire aux ténèbres (Something Wicked this Way Comes, 1962), et Je chante le corps électrique (I Sing the Body Electric, 1969), L’Arbre d’Halloween (The Halloween Tree, 1972), La solitude est un cercueil de verre (Death is a Lonely Business, 1985), Il faut tuer Constance (Let’s all Kill Constance, 2003).
Le cinéma, en revanche, s'intéresse à l'œuvre de Bradbury. Si L'Homme tatoué (L'Homme illustré) de Jack Smight (1968) et Chroniques m […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



