2. Extension du rap
À la fin des années 1980, un rappeur du Bronx, le didactique KSR-One, et, surtout, le groupe new-yorkais Public Enemy commencent à échantillonner les sons et à les triturer sans tenir aucun compte des conventions musicales, notamment des principes du système tonal. Leurs textes condamnent les conditions de vie des Noirs dans l'Amérique de Ronald Reagan et incitent à la rébellion contre le système des Blancs, qui ne profite qu'à certains. Bientôt, des outils simples comme l'ordinateur Atari 1040 (muni de prises M.I.D.I.*), le sampler* Akai S 900 ou le séquenceur-sampler EMU SP 1200 vont être utilisés par les musiciens de la rue pour réaliser des collages bruitistes. Les notions d'harmonie et de mélodie sont malmenées au profit d'un culte de la pulsation et d'une fascination pour les sons répétés. Le duo Eric B & Rakim échantillonne ainsi James Brown et initie toute une génération à son funky drummer*.
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