Vers la fin des années 1970, les ghettos noirs de New York organisent des « Block Party » en pleine rue : un D.J. aux platines pour le son, un M.C. (Master of Ceremony) au micro pour l'animation. Pour faire vibrer les foules, le tempo des batteries est mis à nu, c'est l'avènement du break. Le M.C. investit de ses paroles l'espace sonore libéré : peu à peu, des textes rimés remplacent les onomatopées. Le verbe anglais to rap, signifiant « débiter vite, parler de manière accélérée », s'impose alors comme la meilleure définition de ce nouveau mode d'expression.
Les racines du rap remontent bien avant 1979, année du succès planétaire du fameux Rapper's Delights des Sugarhill Gang. Le groupe Last Poets, fondé dix ans plus tôt, revendique la paternité du rap. À l'époque, ces jeunes Noirs militants, inspirés par les discours subversifs des Black Panthers, clamaient déjà leur rage sous forme de rimes et sur fond de rythmes percutants.
Le rap sort officiellement des ghettos new-yorkais avec le tube mondial des Sugarhill Gang. Il est suivi en 1982 par […]
