État de la république de l'Inde situé dans le nord-ouest sec du pays, le Rājasthān est très vaste (342 239 km2), mais relativement peu peuplé (56 473 122 hab. en 2001), et la densité de sa population (165 hab./km2) est nettement inférieure à celle de l'Inde dans son ensemble (329 hab./km2).
Cet État doit son unité à l'importance des Rajput rattachés à la caste des Kshatriya (rois-guerriers). Ils ont formé une série de petits États qui ont résisté longuement à tous les envahisseurs non hindous et ont pu préserver une certaine autonomie aussi bien sous la domination des Moghols que sous celle des Britanniques. Ces États ont disparu au moment de l'indépendance, mais la tradition rajput reste assez vivace. Les villes du Rājasthān doivent une partie de leur cachet à leur ancienne fonction de capitales princières.
Dans son ensemble, le milieu naturel est assez peu favorable. La pluviosité moyenne annuelle se situe autour de 300 millimètres dans le nord-ouest, pour atteindre au maximum entre 700 et 800 millimètres dans l'est et le sud-est. De plus, beaucoup de sols sont minces et les massifs dunaires s'étendent dans les régions les plus sèches, qui reçoivent moins de 100 millimètres d'eau par an.
Le cœur historique du Rājasthān est formé par les monts Aravalli, qui traversent l'État du nord au sud, à peu près en son milieu. C'est une longue chaîne de montagnes moyennes, composées de roches résistantes à l'érosion, très anciennes. Les royaumes rajput étaient centrés sur des cols commandant les voies de passage à travers les Aravalli, si bien que c'est ici que l'on trouve les villes les plus importantes de la région et notamment la capitale de l'État, Jaipur (1 870 000 hab. en 2001). L'agriculture est assez médiocre. De nombreux petits réservoirs d'irrigation, connus sous le nom de tanks, permettent un système de culture fondé sur l'alternance du blé et des pois chiches (gram) en hiver, et des millets en été, la saison des pluies. La vie est d'ailleurs concentrée essentiellement dans les bassins.
La chaîne des Arava […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



