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ABSTRACTION
Écrit par :
Alain DELAUNAY
… *Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux…
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ANALYTIQUE PROPOSITION
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Le mot « analytique » a au moins trois sens. 1. Au sens large, une proposition est dite analytique si elle est vraie en vertu de la signification des termes qu'elle contient. La simple considération des significations suffit à donner l'assurance de sa vérité. À ce sens se rattachent le nominalisme de Hobbes, pour qui la vérité nécessaire est telle…
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ARGUMENTATION
Écrit par :
Chaïm PERELMAN
… d'être substituée à une variable dans une fonction. Dans son sens usuel, l'argument est soit un *raisonnement destiné à prouver ou à réfuter une proposition donnée, soit une raison avancée à l'appui d'une thèse ou contre celle-ci. Dans ce sens, on opposera l'argument à la preuve, et l'argumentation à la démonstration. C'est uniquement dans ce…
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ARISTOTE (~385 env.-~322)
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Le syllogisme"
: …
de thématiser. Mais les Topiques ont un autre intérêt. Ils font allusion à un procédé de *raisonnement qu'Aristote y dénomme déjà syllogisme et qui se caractérise, les prémisses étant posées, par le caractère contraignant de la conclusion qu'on en déduit. « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées…
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AUTOMATISATION
Écrit par :
Jean VAN DEN BROEK D'OBRENAN
Dans le chapitre "Raisonnement en logique floue"
: …
Le *raisonnement de la logique classique ne s'applique pas à la logique floue. En effet, en logique classique, des propositions telles que p ou q ne peuvent avoir que deux valeurs de vérité : le vrai ou le faux. Des opérateurs dont les principaux sont la conjonction (ET), la disjonction (OU), la négation (NON), et la règle de…
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CHRYSIPPE (~281-~208)
Écrit par :
Pierre HADOT
… *Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes, livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta, 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent…
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COGNITIVES SCIENCES
Écrit par :
Daniel ANDLER
Dans le chapitre "Logique et raisonnement"
: …
Pendant longtemps, la logique a été considérée comme fournissant les règles du* raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique,…
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DIALECTIQUE
Écrit par :
Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
Dans le chapitre "Origine éléatique ?"
: …
plutôt qu'un philosophe, est un fabricant d'arguments au service d'une philosophie déjà donnée : *la dialectique qu'il développe n'est donc pas une doctrine originale et autonome, mais une technique de raisonnement (dont les éléments sont vraisemblablement empruntés à des pratiques très diverses : mathématique, juridique) appliquée à la…
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DIALLÈLE
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos, nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre…
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ENTHYMÈME, rhétorique
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote (Premiers Analytiques, II…
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INFÉRENCE
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b » à « Quelque b n'est pas a »), tandis que…
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INTELLIGENCE
Écrit par :
Jean-François RICHARD
Dans le chapitre "Le raisonnement inductif et la découverte de règles"
: …
*Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une…
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L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)
Écrit par :
Jean-Pierre COMETTI
… d'une même série, et de mettre au jour toute l'importance de la connaissance pratique. *Se trouve ainsi reprise la question aristotélicienne du « raisonnement pratique », inopportunément confondue avec le « raisonnement ordinaire ». Dans le véritable syllogisme pratique, la conclusion est une action dont les prémisses révèlent…
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JUGEMENT
Écrit par :
Noël MOULOUD
Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement"
: …
la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du *raisonnement, qui est une ordonnance de jugement servant de prémisses et de conclusions. Cette conception du jugement comme relation entre les concepts explique le privilège qu'il accorde à la « forme catégorique », où le terme qui a la fonction de…
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LIBERTÉ
Écrit par :
Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Intention et fin"
: …
Je fais P de sorte que Q ». Ce que nous appelons alors l'intention est beaucoup plus proche du *raisonnement que de l'idée ; elle se formule, en effet, dans une chaîne d'énoncés qui, tous ensemble, désignent « l'ordre » de l'action ; ce qu'on appelle, depuis Aristote, le raisonnement pratique, ne fait qu'exprimer, dans le langage formel de la…
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LOGIQUE
Écrit par :
Robert BLANCHÉ, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "conséquences"
: …
»). D'autres distinctions, plus ou moins subtiles, et variant selon les auteurs, s'y ajoutaient. *Le mot de « conséquence » désigne d'abord, depuis Abélard, la proposition conditionnelle, mais bientôt aussi la validité d'un raisonnement, lequel peut s'énoncer sous la forme d'une proposition conditionnelle complexe, où la…
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LOGIQUE INDIENNE
Écrit par :
Kuno LORENZ
Dans le chapitre "Raisonnement et prédication"
: …
rationnellement les doctrines au moins en partie, se sont développés les darśana orthodoxes. *Le terme le plus ancien qu'on connaisse pour désigner à la fois l'action de raisonner et la théorie du raisonnement est « ānvīkṣikī » ; il apparaît vers 300 avant J.-C. dans un célèbre traité d'économie, de politique et d'administration, l'…
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LOGIQUES NON CLASSIQUES
Écrit par :
Jacques-Paul DUBUCS, Universalis
Dans le chapitre "Logiques non monotones"
: …
s'étend à d'autres domaines que l'inférence en termes d'objets typiques (il suffit de mentionner le *raisonnement sous-jacent à la perception : si j'ai l'impression que p, alors je me dispose à agir comme si p (jusqu'à preuve du contraire, l'apparence est la réalité !). Mais, bien que les logiques non monotones semblent capables d'…
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LOI, épistémologie
Écrit par :
Pierre JACOB
Dans le chapitre "Les lois universelles et le problème de l'induction"
: …
s'appliquent les lois. On considère depuis Hume qu'il existe deux catégories d'inférences ou de *raisonnements : démonstratifs (ou conformes aux règles de la logique déductive) et inductifs ou non démonstratifs (qui ne sont pas régis par les règles de la logique déductive). Il y a un fossé inductif entre les faits observés et les hypothèses…
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MÉTHODE
Écrit par :
Jean LARGEAULT
… qui conduit à un résultat. La méthode ou bien se rapporte à la meilleure façon de conduire un *raisonnement, ou bien est un programme de recherche (Aristote : Essayer d'expliquer les causes, celles des propriétés communes autant que celles des propriétés particulières). En la première acception, elle comprend la logique sans s'y…
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MOYEN ÂGE - La pensée médiévale
Écrit par :
Alain de LIBERA
Dans le chapitre "Logique du sens"
: …
prédicat à un sujet ; et il y a connaissance scientifique lorsqu'il y a articulation de jugements, *raisonnement menant à une conclusion. La connaissance scientifique n'est pas une nomenclature ; c'est une suite réglée de raisonnements. Ce modèle syllogistique où culmine l'approche propositionnelle du réel n'en reste pas moins ici ou là dominé par…
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NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit
Écrit par :
Benoît FRYDMAN
… qui engagent l'avenir et la responsabilité de leurs auteurs. La nouvelle rhétorique s'intéresse* au raisonnement qui guide la résolution de telles questions. Elle combat le scepticisme d'une partie importante de la pensée contemporaine, dominée par le positivisme, qui prétend que les normes et les valeurs n'ont pas de réalité objective. Celles-…
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ORGANON, Aristote
Écrit par :
François TRÉMOLIÈRES
… dans le cadre d'une science – que ce soit la science des passions ou bien celle de l'argumentation. *En outre, l'étude formelle du raisonnement peut être considérée comme un préalable à toute connaissance : c'est le sens du titre d'Organon, qui signifie « instrument ». La tradition rassemble ainsi des textes en réalité très divers, écrits à…
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PARADOXE
Écrit par :
Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
Dans le chapitre "Trois grandes classes de paradoxes"
: …
des représentations d'une petite scène, souvent fort simple à comprendre ; le deuxième est un* raisonnement qui mène à la contradiction ou simplement l'expose ; enfin, le troisième suggère, plus ou moins fortement, une « morale » à tirer du paradoxe, conclusion ou solution de celui-ci. Il est rare que le lecteur ou l'auditeur soit laissé…
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PARALOGISME
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la…
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PERELMAN CHAÏM (1912-1984)
Écrit par :
Michel MEYER
… pourrait penser être en contradiction avec toute rationalité dans la langue. Il en irait ainsi si *raisonnement et logique formaient identité. Or, ce que Perelman a bien montré, pour la première fois, c'est que les raisonnements les plus fréquents s'enracinent non dans une logique construite et dématérialisée, mais dans la fluidité et le vague des…
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POINCARÉ HENRI (1854-1912)
Écrit par :
Gérard BESSON, Christian HOUZEL, Michel PATY
Dans le chapitre "Poincaré philosophe"
: …
– notamment Frege et Russell –, que les mathématiques soient réductibles à la logique : le *raisonnement mathématique a une consistance et une dynamique qui lui sont propres ; il implique l'établissement de connexions qui sont de nature extralogique et relèvent de l'intuition, et qui renvoient au sujet mathématicien (par exemple, dans le…
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RATIONALISME
Écrit par :
Gilles Gaston GRANGER
Dans le chapitre "La raison et la connaissance"
: …
aveugle dans un usage intempérant de la pensée formelle. Elle implique seulement l'assurance que le *raisonnement mathématique, dans son domaine propre, est toujours susceptible d'être exprimé en termes d'où l'on peut chasser l'équivoque, et livré de part en part à l'épreuve d'une critique pertinente et argumentée. Elle exige en revanche que l'usage…
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SOPHISME
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit…
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SYLLOGISME
Écrit par :
Pierre AUBENQUE
Le syllogisme est une forme de *raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »(Topiques, I, 1, 100 a 25 et …
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SYLLOGISME FIGURES & MODES DU
Écrit par :
Françoise ARMENGAUD
… *On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait…
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