5. Méthodes radioactives d'analyse chimique
Plusieurs exemples de méthodes radioactives d'analyse chimique ont déjà été donnés dans le chapitre 3. À l'exception de celles qui utilisent les neutrons, ces méthodes ne diffèrent guère dans leur principe des méthodes, couramment employées en analyse (cf. chimieanalytique), fondées sur les interactions d'un rayonnement électromagnétique (lumière visible, infrarouge ou ultraviolette, rayons X, ondes centimétriques) avec le cortège électronique des atomes. Leur originalité tient surtout à l'emploi d'une source de rayonnement autonome, petite et d'une parfaite stabilité.
• Analyses par interactions nucléaires
Les analyses par interactions nucléaires consistent à bombarder l'échantillon avec des neutrons, des particules chargées ou des photons durs, puis à analyser les divers rayonnements émis à la suite des interactions qui se produisent avec les noyaux, réactions nucléaires en particulier. Il peut s'agir soit de rayons γ « instantanés » émis à l'occasion d'une capture radiative (n, γ), soit de neutrons réémis par suite de diffusion élastique (cf. supra, mesure de la teneur en hydrogène) ou inélastique (n, n′), soit enfin de β ou de γ « retardés » dus à la désintégration des radioéléments éventuellement formés. Il est permis de parler de « fluorescence » (instantanée) ou de « phosphorescence » (retardée) nucléaires.
Outre les analyses par radioactivation et γ de capture, décrites ci-dessous, il existe d'autres méthodes encore peu développées d'analyse par interaction nucléaire. Citons celle du béryllium, soit par réaction (γ, n) à des fins de prospection (on utilise les γ de 1,69 et 2,09 MeV de 124Sb), soit par réaction (α,n) à des fins de radioprotection (dosage des aérosols de béryllium).
Analyse par […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 34 pages…



