4. Contrôle non destructif. Radiographie et radiométrie
La radiographie et la radiométrie sont des techniques de contrôle non destructif utilisant les mêmes principes que les jauges à absorption précédemment décrites ; au lieu de mesurer l'atténuation globale d'un faisceau de rayonnement après traversée de l'objet examiné, on analyse de façon plus fine la répartition de l'intensité dans le faisceau transmis afin d'apprécier l'étendue et la forme de défauts internes ou de parties cachées.
Le plus souvent, on s'efforce de visualiser le faisceau émergent sous forme d'une image que l'œil balaie très rapidement pour y repérer précisément l'anomalie ou la singularité qui « saute aux yeux ».
• Radiographie
En radiographie, le détecteur primaire est un film photographique ou son équivalent (xéroradiographie, film organique à traces), intégrant directement l'information transmise par le faisceau émergent pendant la pose sous forme d'un noircissement proportionnel à l'intensité reçue ; l'image, après développement, est immédiatement lisible, mais son exploitation quantitative exige souvent une mesure ultérieure de densité optique, qui est faite directement dans le cas de la radiométrie.
Gammagraphie
La gammagraphie ne diffère en rien, dans son principe, de la radiographie classique en rayons X. Les émetteurs utilisés sont principalement l'iridium 192 (épaisseur d'acier de quelques millimètres à 100 mm) et le cobalt 60 (épaisseur d'acier de 30 à 200 mm), et plus rarement l'ytterbium 169 (32 jours, photons gamma de 30 à 300 keV) et le sélénium 75 (120 jours, photons gamma de 120 à 400 keV) pour les faibles épaisseurs. Les techniques annexes (films, écrans renforçateurs, etc.) sont les mêmes qu'en radiographie classique. Les temps de pose sont souvent plus longs, car les flux émis par les sources habituelles ( […]
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