10. Radioagronomie
On désigne sous le terme de radioagronomie l'ensemble des démarches qui associent une technique nucléaire, isotope ou rayonnement, à un problème de recherche ou de production se rapportant à l'agriculture. Les rayonnements γ du césium 137 et surtout ceux du cobalt 60 sont le plus souvent utilisés pour l'amélioration des plantes, l'éradication des insectes et la conservation des denrées alimentaires, tandis que les possibilités les plus intéressantes offertes par les neutrons se situent du côté de l'analyse par activation ou de la mesure de l'humidité des sols. Quant aux isotopes stables et radioactifs, leur emploi comme indicateurs tend à se généraliser dans toutes les disciplines de la recherche agronomique.
• Effets biologiques des rayonnements
Amélioration des plantes
Les radiations ionisantes provoquent sur les végétaux cultivés des modifications importantes, dont certaines sont transmissibles par voie végétative ou sexuée. Il s'agit en général de l'apparition d'une mutation, qui peut être de nature génique, chromosomique ou cytoplasmique, suivant le mécanisme mis en cause, et quelquefois plus simplement de la révélation d'une mutation préexistante, naturelle ou induite, lorsque l'irradiation appliquée à un méristème y provoque la destruction d'une partie des cellules et leur remplacement par d'autres possédant un génotype différent : l'un et l'autre processus peuvent conduire à une amélioration agronomique de l'espèce.
Découverte en 1927 avec les rayons X (H. Müller), introduite à partir de 1940 dans un programme d'amélioration des plantes (Gustafsson), la radiomutagenèse a donné lieu à un certain nombre de réussites, notamment en ce qui concerne la résistance à la verse (orge, blé, riz) ou aux maladies (mildiou, piriculariose) et la précocité (soja). Les résultats obtenus ne sont pas encore à la hauteur des effor […]
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