3. Progrès actuels
Le développement des techniques radio-immunologiques n'a fait que croître, malgré l'apparition de techniques dans lesquelles le marqueur est autre qu'un radioélément, notamment l'immunoenzymologie, l'immunofluorescence.
Ce développement est caractérisé par quatre aspects principaux :
– améliorations techniques diverses ;
– automatisations des dosages ;
– amélioration de la sensibilité et, surtout, de la spécificité par utilisation d'anticorps monoclonaux ;
– extension considérable du nombre des substances dosées, des domaines concernés.
Les améliorations techniques portent sur les différentes phases du dosage, et tendent à sa simplification. Par exemple, l'anticorps marqué est fixé (par liaison covalente) sur le tube servant à la réaction (« gamma-coat »), sur une bille, ou sur un disque support. Autre exemple : la centrifugation est supprimée par utilisation d'un portoir contenant des aimants, l'anticorps étant fixé sur une substance magnétique. L'iode 131 (131I) n'est plus guère utilisé au profit de, essentiellement, l'iode 125 (125I) et du tritium (3H). De nombreux fabricants délivrent aux utilisateurs des « trousses » contenant réactifs, standards, témoins, et matériels adaptés.
L'automatisation, sans être aussi totale qu'en biochimie, par exemple, a progressé – aussi bien en ce qui concerne les différents stades des manipulations (distribution, pipetages, dilutions, lavages, etc.), que le comptage (avec l'apparition de passeurs d'échantillons, de compteurs multipuits et, surtout, de la micro-informatique permettant notamment de programmer les calculs et d'obtenir directement les résultats en concentration.
L'introduction d'anticorps monoclonaux améliore considérablement la spécificité, en supprimant les réactions croisées.
Le nombre de dosages qui peuvent être effectués en routine s'est considérablement développé, concernant les domaines les plus divers :
– hormonologie : la quasi-totalité des hormones, dès leur mise en évidence, bénéficient de la possibilité d'un dosage […]
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