Né en Galicie, Radek commence à militer au tournant du siècle dans le mouvement révolutionnaire polonais ; ses lectures encyclopédiques et éclectiques le conduisent à se rallier au marxisme. Il se rend à l'étranger où il entre en contact avec les dirigeants de la social-démocratie polonaise et russe. En 1905, il est à Varsovie où il collabore aux publications de la S.D.K.P.I.L. (organisme d'éditions) dirigée par Rosa Luxemburg. Arrêté pour son activité politique et syndicale en 1907, il regagne l'Allemagne en 1908 et il devient l'un des dirigeants de l'extrême gauche de Brême. Opposé à Rosa Luxemburg au moment de la scission de la social-démocratie polonaise en 1912, il est l'un des dirigeants de la fraction soutenue par Lénine. En Suisse, pendant la guerre, Radek poursuit son activité de publiciste de l'extrême gauche et se range aux côtés de Lénine ; il fait partie avec les bolcheviks de la gauche de Zimmerwald. Il bénéficie du train affrété pour Lénine et les autres émigrés bolcheviks au lendemain de la révolution de février, mais n'étant pas citoyen russe, il doit rester à Stockholm jusqu'à la révolution d'Octobre. Sur la recommandation de Lénine, on lui confie la direction […]
