1. Géographie du Québec
• Situation et étendue
Avec une superficie totale de 1 540 680 kilomètres carrés, la province de Québec est trois fois plus grande que la France et sept fois plus que la Grande-Bretagne. Le territoire s'étire sur 18 degrés de latitude et 25 degrés de longitude. Il couvre 15,5 p. 100 de la surface du Canada. Seul, le territoire du Nunavut est aussi étendu. L'immensité est donc l'une des données fondamentales de la géographie du Québec : à l'intérieur de ses frontières pourraient se rassembler les cinq provinces de Terre-Neuve, de l'Île-du Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Ontario. Les limites maritimes sont beaucoup plus longues que les frontières terrestres. Le Saint-Laurent, sur une courte distance, et la rivière des Outaouais, sur une bonne partie de son parcours, séparent le Québec de l'Ontario.
La position géographique nordique du Québec a des incidences sur le climat et la végétation. Mais la rigueur n'affecte pas uniquement les conditions naturelles : les activités et la distribution de la population sont également touchées. Il ne faut donc pas s'étonner que, par suite d'un climat difficile, souvent hostile, la majeure partie du territoire québécois se situe en dehors de l'œkoumène continu. Villes et agriculture n'occupent que 2 p. 100 de la superficie provinciale tandis que les forêts commercialement exploitables en accaparent environ la moitié. On peut distinguer trois grands types de climats suivant une zonation latitudinale : au sud règne un climat continental humide, incorporant tout l'axe laurentien dans le « Canada des neiges », le Centre est soumis à un climat subarctique, alors que le Nord connaît une ambiance franchement polaire. À l'image du climat, la végétation se modifie en remontant du Sud vers le Nord : le Sud est principalement le grand domaine de la forêt mixte à essences variées comme l'érable ou le pin blanc. Plus au nord domine la forêt boréale avec ses grands résineux : c'est le royaume de l'épinette (épicéa). Au-delà du 52e parallèle, la forêt boréale devient de plus en plus rabougrie pour faire place progressivement à la toundra, terre d'élection des mousses et des lichens.
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