Formule brute : C5H5N
Masse moléculaire : 79,00 g
Point de solidification : — 42 0C
Point d'ébullition : 115,5 0C
Densité (à 0 0C) : 1,003
Liquide incolore d'odeur pénétrante caractéristique et désagréable, inflammable.
Ce composé hétérocycle aromatique possède un noyau qui présente une stabilité analogue à celle du noyau benzénique et qui fournit aussi trois isomères. Il n'y a pas de liaison azote-hydrogène.
Les bases dites pyridiques, homologues de la pyridine, ont été découvertes par Anderson (1846) dans les goudrons d'os ; on les rencontre aussi dans les goudrons de houille, de schiste et de lignite. La pyridine elle-même est miscible à l'eau, mais ses homologues supérieurs sont de moins en moins solubles, la solubilité étant plus grande à froid qu'à chaud, par suite de la formation d'hydrates stables à froid. Le noyau pyridique résiste à l'oxydation même sous l'action des oxydants les plus énergiques. Par réduction à l'aide de sodium et d'alcool, il conduit à des dérivés hexahydrogénés, les pipéridines.
On extrait la pyridine des goudrons d'os (huiles animales de Dippel) par action de l'acide sulfurique dilué. Après évaporation, on reprend par la soude et on distille.
La pyridine est largement utilisée comme solvant organique ; elle sert aussi à dénaturer l'éthanol commercial employé dans ce même but. Elle sert, en outre, à la fabrication de nombreux produits pharmaceutiques, à celle du caoutchouc et comme imperméabilisant, bactéricide et insecticide.
Bernard BACH
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