5. Une figure obligée de la démographie
La pyramide des âges est devenue la figure emblématique de la démographie. Les bilans démographiques annuels publiés par l'Institut national d'études démographiques (I.N.E.D.) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (I.N.S.E.E.) en France, ainsi que par les instituts équivalents dans les autres pays, incluent tous une ou plusieurs pyramides des âges. Les manuels scolaires et les journaux les utilisent très largement. Enfin, les publications électroniques permettent d'animer ces pyramides, les pyramides des années successives apparaissant l'une après l'autre pour montrer l'évolution de la structure de la population au fil du temps (voir par exemple le « simulateur de population » de l'I.N.E.D.).
D'une part, cela permet de mieux comprendre les contraintes de la dynamique des populations : la figure 2, par exemple, montre que l'augmentation du nombre de personnes âgées en France d'ici à 2050 est certaine, sauf catastrophe majeure qui nous éloignerait des scénarios de l'I.N.S.E.E. ; de même, les projections des Nations unies présentées sur la figure 3 montrent que ce phénomène de vieillissement va toucher la population humaine dans son ensemble.
D'autre part, la distinction des membres d'une population selon leur sexe et leur âge se fonde sur le postulat que la définition de l'âge reste homogène au cours du temps. L'âge étant défini comme la durée vécue depuis la naissance, cela est indéniable ; mais, en termes d'années à vivre, de mode de vie ou de consommation médicale, c'est inexact : les années gagnées contre la mort sont des années de jeunesse et de vie adulte, en bonne santé, et l'augmentation du nombre de personnes âgées est contrebalancée par l'augmentation, à chaque âge, du nombre d'années restant à vivre.
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