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PULSARS

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3.  Pulsars et tests de la relativité générale

La découverte du premier pulsar binaire en 1974 par les astronomes américains Russel A. Hulse et Joseph H. Taylor conduisit à revoir la théorie de la formation des pulsars mais, surtout, fournit un laboratoire extraordinaire pour tester la théorie de la gravitation d'Einstein, la relativité générale. En particulier, les chronométrages de haute précision des pulsars binaires PSR 1534+12 et PSR 1913+16 ont permis d'apporter la confirmation expérimentale de l'existence des ondes gravitationnelles prédites par la relativité générale au début du xxe siècle. Ces systèmes binaires sont formés de deux étoiles à neutrons en orbite très excentrique avec une période de révolution de quelques heures (10 et 8 heures, respectivement), et l'une des étoiles à neutron est un pulsar observable en radioastronomie. Un tel système perd de l'énergie sous forme de radiation gravitationnelle attestée par la diminution de la période orbitale mesurée par chronométrage. Le taux de diminution mesuré correspond exactement à celui qui est prédit par la relativité générale pour des objets subissant de très fortes accélérations au cours de chaque révolution. Cette découverte constitue une importante contribution des pulsars à la physique fondamentale. De plus, les mesures de chronométrage d'un tel système permettent de détecter l'avance du périastre de l'orbite et la dilatation du temps dû à la courbure de l'espace-temps associée au fort potentiel gravitationnel des deux étoiles à neutrons. Par exemple, le périastre de PSR 1913+16 varie de 4,22 degrés par an, à comparer au même phénomène dans le système solaire, avec l'avance du périhélie de Mercure, de 43 secondes de degré par siècle. Cinq effets relativistes affectant les données de chronométrage des pulsars binaires ont été vérifiés et apportent autant de confirmations expérimentales à la théorie de la relativité générale. La poursuite de programmes d'observations a pour objectif d'en mesurer quatorze autres, qui sont autant de tests de cette théorie à l'échelle macroscopique. La gravité à la surface d'un pulsar, 5 milliards de fois supérieure à celle qui règne à la surface du Soleil, permet d'effectuer ces tests de la relativité générale en champ gravitationnel fort, tests qui sont beaucoup plus contraignants que ceux qui sont effectués dans le système solaire.

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ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "1950-1970 : nouveaux domaines, nouveaux objets"  : …  – qu'on sait aujourd'hui être des noyaux de galaxies extraordinairement actifs –, et, en 1967, les *pulsars. Ces derniers sont des étoiles extrêmement denses constituées principalement de neutrons, et il est intéressant de mentionner que les théoriciens avaient prévu leur existence trente ans avant leur découverte fortuite. Enfin, il faut… Lire la suite
BAADE WILHELM HEINRICH WALTER (1893-1960)

Écrit par :  James LEQUEUX

…  article mémorable, Supernovae and Cosmic Rays (1934), est cosigné avec Fritz Zwicky ; *tous deux y prédisent l'existence d'étoiles à neutrons, restes de l'explosion de supernovae (ces étoiles – les pulsars – ne seront découvertes qu'en 1967). Mettant à profit l'obscurité nocturne imposée par la Seconde Guerre mondiale, Baade réalise… Lire la suite
ÉTOILES

Écrit par :  André BOISCHOTJean-Pierre CHIÈZE

Dans le chapitre "Évolution des étoiles massives ; supernovae"  : …  le second mécanisme d'explosion des supernovae, qui, cette fois, est associé à la formation d'un *pulsar (exemple : nébuleuse du Crabe) ou d'un trou noir. L'évolution d'une étoile peut être compliquée par le phénomène de perte de masse qui affecte principalement les étoiles massives. Par ailleurs, plus de la moitié des étoiles de notre Galaxie… Lire la suite
HEWISH ANTONY (1924- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 11 mai 1924 à Fowey, en Cornouailles (Grande-Bretagne), Antony Hewish est le fils d'un banquier. Ses études à l'université de Cambridge sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il participe à l'effort de développement des radars. En 1948, il rejoint l'équipe de Martin Ryle au laboratoire Cavendish de Cambridge et y… Lire la suite
HULSE RUSSELL ALAN (1950- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de physique en 1993. En 1974, il détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu'il… Lire la suite
MAGNÉTOSPHÈRES

Écrit par :  Michel PETIT

Dans le chapitre "Pulsars"  : …  Les *pulsars sont des sources de rayonnement radioélectrique dans une bande de fréquences de 100 à 1 000 mégahertz qui, comme le suggère le nom de pulsar, se présente sous la forme d'impulsions rigoureusement périodiques. La période de cette modulation va de quelques millisecondes à quelques secondes, et la durée de l'émission ne représente que… Lire la suite
NEUTRON

Écrit par :  Bernard SILVESTRE-BRAC

Dans le chapitre "L'étoile à neutrons"  : …  coulombienne est inopérante : ce type d'étoile, de 10 km de rayon, est en fait un gigantesque noyau de A = 1057 et d'une densité voisine de 1014 g/cm3. Les *pulsars, radiosources très intenses se manifestant par des impulsions électromagnétiques brèves et régulières, sont des étoiles à neutrons en rotation rapide… Lire la suite
NOVAE ET SUPERNOVAE

Écrit par :  Jean AUDOUZE

Dans le chapitre "Les supernovae"  : …  La contraction du centre conduit à la formation d'une étoile à neutrons (qui se manifeste comme un *pulsar) si la masse de ce centre est supérieure à la limite dite de Chandrasekhar (du nom de l’astrophysicien Subrahmanyan Chandrasekhar, Prix Nobel de physique 1983), cette limite étant de 1,44 masse solaire. La masse typique d'une étoile à neutrons… Lire la suite
ONDES GRAVITATIONNELLES

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "Le pulsar PSR 1913"  : …  perdue est émise sous forme d'ondes gravitationnelles se propageant alors dans tout l'espace. *En 1974, la découverte du premier pulsar appartenant à un système binaire, PSR 1913+16, par les Américains Russell A. Hulse et Joseph H. Taylor Jr. (qui recevront pour cela le prix Nobel de physique en 1993) offre aux astrophysiciens un laboratoire… Lire la suite
RADIOASTRONOMIE

Écrit par :  André BOISCHOTJames LEQUEUX

Dans le chapitre "Les oscillations de plasma"  : …  des émissions du même genre, qui ne sont observables qu'à partir de satellites, car leur fréquence est trop basse pour qu'elles puissent traverser l'ionosphère. Enfin, le rayonnement radio des *pulsars est vraisemblablement produit par l'effet collectif d'électrons de haute énergie, et présente donc des similitudes avec ce rayonnement de plasma… Lire la suite
RADIOSOURCES

Écrit par :  James LEQUEUX

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RAYONNEMENT COSMIQUE - Rayons X cosmiques

Écrit par :  Monique ARNAUDRobert ROCCHIARobert ROTHENFLUG

Dans le chapitre "Les objets compacts dans les systèmes binaires"  : …  a conduit à donner le nom de pulsars X à ces sources, par analogie avec les *pulsars découverts en radio. On sait que, dans ce dernier cas, l'émission provient d'étoiles à neutrons en rotation sur elles-mêmes. Dans le cas des sources X, le temps d'arrivée des impulsions est modulé, et cette modulation est attribuée à l'effet Doppler-Fizeau… Lire la suite
RAYONNEMENT COSMIQUE - Rayons gamma cosmiques

Écrit par :  François LEBRUNRobert MOCHKOVITCHJacques PAUL

Dans le chapitre "Les résultats"  : …  que produit 60Fe, élément qui s'avère six fois moins abondant que 26Al. Les *nébuleuses de pulsars sont dues à l'émission synchrotron des électrons accélérés dans la magnétosphère du pulsar. Ce sont de puissants émetteurs de photons gamma de basse énergie (1 p. 100 de la perte d'énergie rotationnelle du pulsar). Du fait de sa… Lire la suite
RELATIVITÉ - Relativité générale

Écrit par :  Thibault DAMOURStanley DESER

Dans le chapitre "Rayonnement gravitationnel"  : …  Pour conclure ce survol des aspects classiques de la relativité générale, parlons brièvement des *« pulsars binaires », c'est-à-dire des systèmes doubles constitués d'un pulsar (étoile à neutrons en rotation rapide sur elle-même) et d'une étoile compagnon très dense (étoile à neutrons ou naine blanche). Le premier système de ce type, nommé PSR … Lire la suite
TAYLOR JOSEPH HOOTON (1941- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de doctorat, Russell Alan Hulse, détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé PSR 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu… Lire la suite

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Nébuleuse du Crabe, 2 Pulsar : intensité des impulsions Pulsar : impulsion à une, deux ou trois cornes Étoile à neutrons : structure interne

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