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PULSARS

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2.  Irrégularités de rotation et intérieur d'une étoile à neutrons

On pense qu'une étoile à neutrons est composée en surface d'une croûte solide de fer ionisé et d'un liquide neutronique dont la concentration en noyaux atomiques lourds (fer) diminue avec la profondeur pour devenir un superfluide de neutrons dégénérés quand la masse volumique atteint 1014 grammes par centimètre cube. Plus profondément encore, là où la masse volumique peut atteindre 1016 grammes par centimètre cube, l'état de la matière est peut-être un fluide de quarks. Le chronométrage des pulsars en radioastronomie a révélé deux types d'irrégularités de rotation qui nous renseignent sur l'intérieur des étoiles à neutrons. Le premier type d'irrégularités de rotation observé a un caractère aléatoire à l'échelle de quelques années, et on pense qu'il résulte du transfert irrégulier de l'énergie cinétique de rotation du superfluide vers la croûte solide. Le second type d'irrégularités se traduit par de brusques augmentations de la vitesse de rotation du pulsar suivies d'une lente décroissance durant quelques semaines ou mois pour revenir à la vitesse initiale. Ces brusques augmentations de vitesse suivent de longues périodes calmes pendant lesquelles le ralentissement naturel du pulsar devrait s'accompagner d'une diminution de l'aplatissement de son ellipsoïde d'équilibre. La croûte extrêmement rigide s'y oppose jusqu'à ce qu'elle craque brusquement pour retrouver une nouvelle figure d'équilibre, les contraintes étant devenues trop fortes. Cette réorganisation de la figure du pulsar altère le moment d'inertie, entraînant les variations brusques de vitesse observées. Cette explication est applicable à la série de sursauts de vitesse observés sur le jeune pulsar du Crabe mais est incompatible avec la série rapportée sur le pulsar de Vela. Une autre explication a été proposée mettant en œuvre un phénomène quantique : la croûte solide d'un pulsar perdant de l'énergie de rotation par ses faisceaux radio tourne en général plus lentement que le superfluide intérieur, compte tenu de l'absence de viscosité ; cependant, les propriétés quantiques d'un tel fluide conduisent à son accrochage rigide intermittent avec la croûte solide, la réaccélérant de façon brusque et brève. L'observation des sursauts de vitesse de rotation des pulsars permet d'approfondir notre connaissance sur la nature quantique de la matière dans un état de densité impossible à atteindre en laboratoire.

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ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "1950-1970 : nouveaux domaines, nouveaux objets"  : …  – qu'on sait aujourd'hui être des noyaux de galaxies extraordinairement actifs –, et, en 1967, les *pulsars. Ces derniers sont des étoiles extrêmement denses constituées principalement de neutrons, et il est intéressant de mentionner que les théoriciens avaient prévu leur existence trente ans avant leur découverte fortuite. Enfin, il faut… Lire la suite
BAADE WILHELM HEINRICH WALTER (1893-1960)

Écrit par :  James LEQUEUX

…  article mémorable, Supernovae and Cosmic Rays (1934), est cosigné avec Fritz Zwicky ; *tous deux y prédisent l'existence d'étoiles à neutrons, restes de l'explosion de supernovae (ces étoiles – les pulsars – ne seront découvertes qu'en 1967). Mettant à profit l'obscurité nocturne imposée par la Seconde Guerre mondiale, Baade réalise… Lire la suite
ÉTOILES

Écrit par :  André BOISCHOTJean-Pierre CHIÈZE

Dans le chapitre "Évolution des étoiles massives ; supernovae"  : …  le second mécanisme d'explosion des supernovae, qui, cette fois, est associé à la formation d'un *pulsar (exemple : nébuleuse du Crabe) ou d'un trou noir. L'évolution d'une étoile peut être compliquée par le phénomène de perte de masse qui affecte principalement les étoiles massives. Par ailleurs, plus de la moitié des étoiles de notre Galaxie… Lire la suite
HEWISH ANTONY (1924- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 11 mai 1924 à Fowey, en Cornouailles (Grande-Bretagne), Antony Hewish est le fils d'un banquier. Ses études à l'université de Cambridge sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il participe à l'effort de développement des radars. En 1948, il rejoint l'équipe de Martin Ryle au laboratoire Cavendish de Cambridge et y… Lire la suite
HULSE RUSSELL ALAN (1950- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de physique en 1993. En 1974, il détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu'il… Lire la suite
MAGNÉTOSPHÈRES

Écrit par :  Michel PETIT

Dans le chapitre "Pulsars"  : …  Les *pulsars sont des sources de rayonnement radioélectrique dans une bande de fréquences de 100 à 1 000 mégahertz qui, comme le suggère le nom de pulsar, se présente sous la forme d'impulsions rigoureusement périodiques. La période de cette modulation va de quelques millisecondes à quelques secondes, et la durée de l'émission ne représente que… Lire la suite
NEUTRON

Écrit par :  Bernard SILVESTRE-BRAC

Dans le chapitre "L'étoile à neutrons"  : …  coulombienne est inopérante : ce type d'étoile, de 10 km de rayon, est en fait un gigantesque noyau de A = 1057 et d'une densité voisine de 1014 g/cm3. Les *pulsars, radiosources très intenses se manifestant par des impulsions électromagnétiques brèves et régulières, sont des étoiles à neutrons en rotation rapide… Lire la suite
NOVAE ET SUPERNOVAE

Écrit par :  Jean AUDOUZE

Dans le chapitre "Les supernovae"  : …  La contraction du centre conduit à la formation d'une étoile à neutrons (qui se manifeste comme un *pulsar) si la masse de ce centre est supérieure à la limite dite de Chandrasekhar (du nom de l’astrophysicien Subrahmanyan Chandrasekhar, Prix Nobel de physique 1983), cette limite étant de 1,44 masse solaire. La masse typique d'une étoile à neutrons… Lire la suite
ONDES GRAVITATIONNELLES

Écrit par :  Bernard PIRE

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RADIOASTRONOMIE

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RAYONNEMENT COSMIQUE - Rayons X cosmiques

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Écrit par :  François LEBRUNRobert MOCHKOVITCHJacques PAUL

Dans le chapitre "Les résultats"  : …  que produit 60Fe, élément qui s'avère six fois moins abondant que 26Al. Les *nébuleuses de pulsars sont dues à l'émission synchrotron des électrons accélérés dans la magnétosphère du pulsar. Ce sont de puissants émetteurs de photons gamma de basse énergie (1 p. 100 de la perte d'énergie rotationnelle du pulsar). Du fait de sa… Lire la suite
RELATIVITÉ - Relativité générale

Écrit par :  Thibault DAMOURStanley DESER

Dans le chapitre "Rayonnement gravitationnel"  : …  Pour conclure ce survol des aspects classiques de la relativité générale, parlons brièvement des *« pulsars binaires », c'est-à-dire des systèmes doubles constitués d'un pulsar (étoile à neutrons en rotation rapide sur elle-même) et d'une étoile compagnon très dense (étoile à neutrons ou naine blanche). Le premier système de ce type, nommé PSR … Lire la suite
TAYLOR JOSEPH HOOTON (1941- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de doctorat, Russell Alan Hulse, détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé PSR 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu… Lire la suite

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Nébuleuse du Crabe, 2 Pulsar : intensité des impulsions Pulsar : impulsion à une, deux ou trois cornes Étoile à neutrons : structure interne

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