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PULSARS

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Nébuleuse du Crabe, 2

Le premier pulsar fut découvert par hasard, en 1967, par les astronomes britanniques Anthony Hewish et Jocelyn Bell, qui étudiaient la scintillation de sources célestes radio provoquée par la turbulence du gaz ionisé interplanétaire. Toutes les sources radio de leur programme d'observation montraient des fluctuations d'intensité aléatoires causées par ce phénomène, sauf l'une d'entre elles, dont les variations étaient parfaitement régulières et dont la nature devait par conséquent être tout autre. Cet objet demeura un temps énigmatique, puis les astrophysiciens convinrent qu'il s'agissait d'une étoile à neutrons en rotation rapide, qu'ils qualifièrent de pulsar. Au milieu des années 1990, plus de 600 pulsars radio avaient été découverts dans notre Galaxie. Pour la plupart, ces objets sont isolés, jeunes (moins de 10 millions d'années) et confinés dans le plan de la Galaxie, mais une proportion remarquable est constituée au contraire de pulsars binaires, anciens (plus d'un milliard d'années) et distribués uniformément sur tout le ciel. Un pulsar binaire est formé d'un pulsar et d'un compagnon en orbite l'un autour de l'autre. Les pulsars naissent d'étoiles massives situées dans le plan de la Galaxie, et les plus anciens seulement ont eu le temps de le quitter, comme l'atteste cette distribution sur le ciel.

1.  Étoile à neutrons et émission radio des pulsars

Une étoile à neutrons, ou pulsar, a environ la masse du Soleil mais est confinée à l'intérieur d'une sphère de 10 kilomètres de rayon seulement, 70 000 fois plus petit que le rayon du Soleil, conduisant à un objet extraordinairement dense : la masse volumique au cœur d'une étoile à neutrons dépasse 100 millions de tonnes par centimètre cube (1014 g . cm–3) et le champ gravitationnel qui règne à l'intérieur est si intense que les électrons, protons et neutrons des atomes ordinaires sont comprimés en un superfluide de neutrons. Dans un tel état de la matière, la force qui domine à l'échelle infime des distances atomiques n'est  […]

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ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "1950-1970 : nouveaux domaines, nouveaux objets"  : …  – qu'on sait aujourd'hui être des noyaux de galaxies extraordinairement actifs –, et, en 1967, les *pulsars. Ces derniers sont des étoiles extrêmement denses constituées principalement de neutrons, et il est intéressant de mentionner que les théoriciens avaient prévu leur existence trente ans avant leur découverte fortuite. Enfin, il faut… Lire la suite
BAADE WILHELM HEINRICH WALTER (1893-1960)

Écrit par :  James LEQUEUX

…  article mémorable, Supernovae and Cosmic Rays (1934), est cosigné avec Fritz Zwicky ; *tous deux y prédisent l'existence d'étoiles à neutrons, restes de l'explosion de supernovae (ces étoiles – les pulsars – ne seront découvertes qu'en 1967). Mettant à profit l'obscurité nocturne imposée par la Seconde Guerre mondiale, Baade réalise… Lire la suite
ÉTOILES

Écrit par :  André BOISCHOTJean-Pierre CHIÈZE

Dans le chapitre "Évolution des étoiles massives ; supernovae"  : …  le second mécanisme d'explosion des supernovae, qui, cette fois, est associé à la formation d'un *pulsar (exemple : nébuleuse du Crabe) ou d'un trou noir. L'évolution d'une étoile peut être compliquée par le phénomène de perte de masse qui affecte principalement les étoiles massives. Par ailleurs, plus de la moitié des étoiles de notre Galaxie… Lire la suite
HEWISH ANTONY (1924- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 11 mai 1924 à Fowey, en Cornouailles (Grande-Bretagne), Antony Hewish est le fils d'un banquier. Ses études à l'université de Cambridge sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il participe à l'effort de développement des radars. En 1948, il rejoint l'équipe de Martin Ryle au laboratoire Cavendish de Cambridge et y… Lire la suite
HULSE RUSSELL ALAN (1950- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de physique en 1993. En 1974, il détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu'il… Lire la suite
MAGNÉTOSPHÈRES

Écrit par :  Michel PETIT

Dans le chapitre "Pulsars"  : …  Les *pulsars sont des sources de rayonnement radioélectrique dans une bande de fréquences de 100 à 1 000 mégahertz qui, comme le suggère le nom de pulsar, se présente sous la forme d'impulsions rigoureusement périodiques. La période de cette modulation va de quelques millisecondes à quelques secondes, et la durée de l'émission ne représente que… Lire la suite
NEUTRON

Écrit par :  Bernard SILVESTRE-BRAC

Dans le chapitre "L'étoile à neutrons"  : …  coulombienne est inopérante : ce type d'étoile, de 10 km de rayon, est en fait un gigantesque noyau de A = 1057 et d'une densité voisine de 1014 g/cm3. Les *pulsars, radiosources très intenses se manifestant par des impulsions électromagnétiques brèves et régulières, sont des étoiles à neutrons en rotation rapide… Lire la suite
NOVAE ET SUPERNOVAE

Écrit par :  Jean AUDOUZE

Dans le chapitre "Les supernovae"  : …  La contraction du centre conduit à la formation d'une étoile à neutrons (qui se manifeste comme un *pulsar) si la masse de ce centre est supérieure à la limite dite de Chandrasekhar (du nom de l’astrophysicien Subrahmanyan Chandrasekhar, Prix Nobel de physique 1983), cette limite étant de 1,44 masse solaire. La masse typique d'une étoile à neutrons… Lire la suite
ONDES GRAVITATIONNELLES

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "Le pulsar PSR 1913"  : …  perdue est émise sous forme d'ondes gravitationnelles se propageant alors dans tout l'espace. *En 1974, la découverte du premier pulsar appartenant à un système binaire, PSR 1913+16, par les Américains Russell A. Hulse et Joseph H. Taylor Jr. (qui recevront pour cela le prix Nobel de physique en 1993) offre aux astrophysiciens un laboratoire… Lire la suite
RADIOASTRONOMIE

Écrit par :  André BOISCHOTJames LEQUEUX

Dans le chapitre "Les oscillations de plasma"  : …  des émissions du même genre, qui ne sont observables qu'à partir de satellites, car leur fréquence est trop basse pour qu'elles puissent traverser l'ionosphère. Enfin, le rayonnement radio des *pulsars est vraisemblablement produit par l'effet collectif d'électrons de haute énergie, et présente donc des similitudes avec ce rayonnement de plasma… Lire la suite
RADIOSOURCES

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "Radiosources galactiques non thermiques"  : …  demeure une étoile très condensée, naine blanche ou étoile à neutrons, qui est éventuellement un *pulsar. Plusieurs de ces explosions ont été observées dans la Galaxie, notamment celle de 1054, dont le résidu est appelé la nébuleuse du Crabe, et celles de 1572 et de 1604, nommées respectivement supernova de Tycho Brahe et supernova de… Lire la suite
RAYONNEMENT COSMIQUE - Rayons X cosmiques

Écrit par :  Monique ARNAUDRobert ROCCHIARobert ROTHENFLUG

Dans le chapitre "Les objets compacts dans les systèmes binaires"  : …  a conduit à donner le nom de pulsars X à ces sources, par analogie avec les *pulsars découverts en radio. On sait que, dans ce dernier cas, l'émission provient d'étoiles à neutrons en rotation sur elles-mêmes. Dans le cas des sources X, le temps d'arrivée des impulsions est modulé, et cette modulation est attribuée à l'effet Doppler-Fizeau… Lire la suite
RAYONNEMENT COSMIQUE - Rayons gamma cosmiques

Écrit par :  François LEBRUNRobert MOCHKOVITCHJacques PAUL

Dans le chapitre "Les résultats"  : …  que produit 60Fe, élément qui s'avère six fois moins abondant que 26Al. Les *nébuleuses de pulsars sont dues à l'émission synchrotron des électrons accélérés dans la magnétosphère du pulsar. Ce sont de puissants émetteurs de photons gamma de basse énergie (1 p. 100 de la perte d'énergie rotationnelle du pulsar). Du fait de sa… Lire la suite
RELATIVITÉ - Relativité générale

Écrit par :  Thibault DAMOURStanley DESER

Dans le chapitre "Rayonnement gravitationnel"  : …  Pour conclure ce survol des aspects classiques de la relativité générale, parlons brièvement des *« pulsars binaires », c'est-à-dire des systèmes doubles constitués d'un pulsar (étoile à neutrons en rotation rapide sur elle-même) et d'une étoile compagnon très dense (étoile à neutrons ou naine blanche). Le premier système de ce type, nommé PSR … Lire la suite
TAYLOR JOSEPH HOOTON (1941- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  de doctorat, Russell Alan Hulse, détecta avec le radiotélescope d'Arecibo (Porto Rico) de nouveaux *pulsars dont un, dénommé PSR 1913+16, se révéla posséder des caractéristiques étonnantes. Sa période, de 59 millisecondes en moyenne, varie de manière intermittente de quelque 5 microsecondes sur un cycle de 7,75 heures. Hulse et Taylor comprirent qu… Lire la suite

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Nébuleuse du Crabe, 2 Pulsar : intensité des impulsions Pulsar : impulsion à une, deux ou trois cornes Étoile à neutrons : structure interne

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