Insecte de très petite taille (inférieure à 4 mm) réparti dans le monde entier et vivant sur les végétaux dont il se nourrit
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Photographie
Pucerons Détail d'un puceron sur une feuille (x50).
Crédits: NHMPL, Tony Stone Images Consulter
Classe : Insectes ; ordre : Homoptères.
Les pucerons ou Aphides, représentés par près de 4 000 espèces, sont des insectes dont les adultes sont aptères ou ailés ; dans ce dernier cas, ils possèdent quatre ailes identiques transparentes. Le cycle annuel de la plupart des pucerons comprend une alternance de plusieurs (jusqu'à 12) générations parthénogénétiques (les femelles produisent leur descendance sans accouplement) et une seule génération sexuée. Il peut se dérouler sur un seul végétal (puceron de l'asperge) ou, le plus souvent, sur deux hôtes végétaux successifs. C'est le cas du puceron noir de la fève (Aphis fabae), espèce française très polyphage (observée sur plus de 200 espèces végétales), qui pond ses œufs en automne sur l'écorce du végétal hôte primaire. Les œufs passent l'hiver en vie ralentie et donnent naissance, au printemps, à des femelles aptères vivipares, les « fondatrices ». Par parthénogenèse, elles produisent d'autres femelles parthénogénétiques, les « virginipares », dont la descendance comprend des femelles aptères et ailées. Dès le mois de mai, les formes ailées colonisent de très nombreuses plantes hôtes secondaires, qui se couvrent rapidement de pucerons du fait de la grande prolificité des femelles. À l'automne apparaît une nouvelle génération parthénogénétique, les « sexupares » : ailées, elles regagnent la plante hôte primaire et engendrent des mâles et des femelles qui s'accouplent. Les femelles, ovipares, pondent les œufs d'hiver (en petit nombre, de 3 à 10).
Grâce à leurs pièces buccales piqueuses (stylets perforants) et à l'injection de salive, les pucerons percent les végétaux puis sucent la sève en très grandes quantités car celle-ci est pauvre en protéines. L'excès de liquide est excrété sous forme d'eau sucrée, le miellat, dont sont friandes les fourmis.
Par les piqûres infligées à des cultures végétales d'intérêt économique (fruits, céréales, légumes), et surtout du fait des virus qu'ils transmettent, les pucerons sont de redoutables ravageurs. La lutte biologique a été développée en utilisant des coccinelles, larves et adultes se nourrissant de pucerons.
Catherine BLAIS
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