3. Développement de l'embryon
Les Ptéridophytes sont des Embryophytes, puisqu'à un certain moment de leur cycle elles passent par un état embryonnaire. L'œuf se développe dans le gamétange femelle en un embryon se nourrissant, dans les premiers temps, aux dépens du gamétophyte grâce à une formation spéciale, le pied.
La polarité de l'embryon est déterminée par la première segmentation du zygote. La première cloison formée, ou cloison basale, isole deux cellules, l'une hypobasale, l'autre épibasale. Si la cellule épibasale est orientée vers le col de l'archégone (Psilophytes, Equisetum), l'embryon est dit exoscopique ; il est endoscopique dans le cas contraire (Lycopodiales, certaines Marattiales) ; chez les Osmundales et les Filicophytes leptosporangiées, il occupe une position intermédiaire, la première division de l'œuf étant longitudinale et non transversale.
Les embryons endoscopiques des Lycopodiales, des Sélaginellales et des Marattiales sont accompagnés d'un suspenseur placé du côté du col de l'archégone ; cette formation d'origine inconnue est considérée comme archaïque, bien qu'elle n'existe pas chez les formes anciennes comme les Psilophytes et qu'elle se retrouve chez toutes les Spermaphytes. Ce serait le vestige de l'origine filamenteuse du sporophyte. Lorsque le suspenseur est présent, la cellule proche du col de l'archégone constitue le suspenseur ; la seconde constitue la cellule embryonnaire proprement dite. Celle-ci, en se divisant, donnera les deux assises hypobasale et épibasale.
La multiplication de ces assises donne un embryon se présentant d'abord comme un corps fusiforme, dont la région épibasale donne l'axe et la première feuille, la région hypobasale engendrant le pied, ou suçoir. La racine, lorsqu'elle existe, provient soit de l'assise épibasale (divers Lycopodium, Isoetes), soit en partie de l'assise hypobasale (Selaginella, Equisetum, Filicophytes leptosporangiées).
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