Reptile volant (ptérosaure) trouvé à l'état fossile en Amérique du Nord dans des sédiments marins datant du Crétacé supérieur (environ 90 millions d'années).![]()
Dessin
Ptéranodon Ptéranodon
Crédits: 2005 Encyclopædia Universalis France S.A. Consulter
Pteranodon atteignait une envergure de sept mètres, voire davantage, et ses mâchoires, édentées et très longues, évoquaient celles d'un pélican. Comme certains autres ptérosaures, il possédait, à l'arrière de la tête, une crête, plus développée chez les mâles, qui servait peut-être aux membres d'une même espèce à se reconnaître. Cette crête pouvait également jouer un rôle de contrepoids aux mâchoires, ou faire office de gouvernail pendant le vol. Toutefois de nombreux ptérosaures en étaient dépourvus. Par rapport à la taille des ailes, le corps était petit (à peu près de la taille de celui d'une dinde), mais les pattes postérieures étaient relativement grandes par comparaison avec le tronc. Les membres paraissent avoir été robustes, mais leurs os étaient creux, avec une paroi ne dépassant guère un millimètre d'épaisseur. Cependant, la forme des os offrait une certaine résistance aux forces aérodynamiques engendrées par le vol. Comme d'autres ptérosaures, Pteranodon était un puissant animal volant, pourvu d'un grand sternum, d'une ceinture pectorale renforcée et de fortes insertions musculaires sur les os du bras, ce qui témoigne d'un vol puissant et de bonnes capacités de manœuvre. Toutefois, comme chez les plus grands oiseaux volants actuels, sa taille empêchait sans doute Pteranodon de pratiquer le vol battu pendant de longues périodes. Il est probable qu'il utilisait donc souvent le vol plané. Avec ses yeux relativement grands, l'animal devait probablement repérer ses proies lorsqu'il volait au-dessus de l'océan.
On trouve des restes de Pteranodon et de formes apparentées en Europe, en Amérique du Sud et en Asie dans des roches formées en milieu marin, ce qui vient appuyer l'hypothèse d'un mode de vie rappelant celui du pélican. Il est probable que Pteranodon décollait de la surface de l'eau en se plaçant face au vent, ce qui lui fournissait une poussée suffisante pour se soulever dans les airs lorsque ses ailes étaient déployées.
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