4. Découverte des médicaments modernes
À partir de 1952, on a découvert divers types de médicaments actifs dans différents cas de psychoses, dont l'ensemble représente l'arsenal différencié des chimiothérapies modernes.
Ces découvertes ont été effectuées grâce aux synthèses nouvelles de la chimie pharmaceutique et grâce aux novations hardies de cliniciens qui croyaient pouvoir traiter les maladies mentales par des moyens médicaux. Jusque-là, peu de médicaments s'étaient révélés efficaces et les méthodes de choc (électrochoc, insulinothérapie, etc.) étaient seules utilisées avec quelques résultats. Paradoxalement, l'étude pharmacologique des médicaments « psychotropes » a généralement suivi les observations faites chez l'homme. Les pharmacologues ont ensuite sélectionné les tests animaux qui permettent de prédire tel ou tel type d'activité thérapeutique : celui des neuroleptiques, des antidépresseurs, des tranquillisants, etc. Ces méthodes qualitatives et quantitatives permettent d'utiles prévisions pour les principaux types d'activités déjà connus. Mais les actions thérapeutiques n'ont pu être véritablement définies qu'après les essais cliniques, tant il est vrai que les activités psychiques supérieures et les divers troubles mentaux ne sont observables que chez les humains. On trouvera dans les tableaux des exemples de correspondance entre les données de l'expérimentation animale et celles des observations humaines.
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