2. Les échelles d'appréciation
Bien qu'il s'agisse là de techniques anciennes (la première échelle d'appréciation date de 1840) le développement des échelles d'appréciation (rating scales) est relativement récent, associé en particulier aux progrès de la psychopharmacologie où elles répondent à l'exigence de données quantifiées dans les essais thérapeutiques. Ce type d'instrument est destiné à enregistrer de façon objective, précise et standardisée, le comportement d'un sujet observé dans une situation concrète et réelle, à l'école, au travail, à l'hôpital, par exemple. Contrairement aux tests, elles n'exigent aucune participation directe du sujet examiné, mais l'intervention d'un observateur compétent et entraîné, qui peut d'ailleurs utiliser le témoignage de tiers. C'est ainsi que l'« Échelle de maturité sociale » de E. A. Doll, destinée à étudier le développement de l'adaptation sociale des enfants, propose à une personne qui connaît bien le sujet (parents, par exemple) un inventaire détaillé portant sur le comportement concret et quotidien de l'enfant, codifié à travers 117 rubriques très précises (par exemple : « Se lave-t-il les mains tout seul ? »).
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



