1. Historique
C'est un médecin suisse, J. Ritter, qui établit le premier, en 1879, une relation entre une épidémie de pneumonie humaine et l'importation de perroquets malades. En 1892, Dubief observa à Paris des cas semblables. Antonin Morange introduisit le terme de psittacose dans sa thèse : « De la psittacose ou infection spéciale déterminée par des perruches » (1895).
En 1929, une épidémie de psittacose éclate à Cordoba (Argentine), centre d'élevage de Psittacidés. Cela pousse les éleveurs à écouler rapidement leurs stocks d'animaux. On assiste alors à une véritable pandémie (1929-1934), qui stimule les recherches. Ainsi, Bedson et ses collaborateurs, après avoir écarté l'origine bactérienne de la maladie, montrent que la psittacose est due à un gros virus. On l'appelle virus L.C.L. (des noms de Levinthal, Coles et Lillie), ou encore Rickettsia psittaci (ce qui était plus proche de la réalité). C'est K. Meyer à San Francisco qui, depuis cette époque, a le mieux étudié cette maladie et son agent. Il a prouvé que de nombreux oiseaux pouvaient véhiculer le germe, et que celui-ci était sensible aux antibiotiques à large spectre.
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