4. Les limites du progrès
L'homme artificiel ou l'homme bionique auquel ne resteraient que quelques éléments tissulaires naturels est un rêve. Ceux qui fabriquent des robots ont compris depuis longtemps que l'homme vivant est trop complexe pour pouvoir, dans les mêmes limites de poids, être reproduit sous forme d'une machine artificielle. De plus, quels que soient les progrès réalisés, les matériaux artificiels n'auront jamais un potentiel d'autoréparation, comme les tissus biologiques. En outre, le degré de miniaturisation des composants cellulaires, qui se situe au niveau du nanomètre, rendra difficile les substitutions d'organes complexes. L'avenir sera largement ouvert pour les organes hybrides, combinant des matières artificielles et des cellules vivantes. Pour cela, il est nécessaire de progresser encore en immunologie.
Remplacer certains organes déficients, en assister d'autres dans leur fonctionnement, sont des perspectives raisonnables et la promesse, dans les années à venir, de nombreuses solutions techniques audacieuses. Mais l'une des règles du jeu biologique reste quand même d'aller irrémédiablement vers la mort, même si nous sommes équipés, au-dedans de nous-mêmes, de quelques organes artificiels fiables, nés du génie des hommes.
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