5. Rôle physiopathologique, perspectives thérapeutiques
Les prostaglandines ont une multitude d'actions pharmacologiques. Omniprésentes, elles peuvent être impliquées dans la pathogénie de nombreuses affections.
On les retrouve dans des domaines aussi variés que l'hypertension et la régulation de la pression artérielle (PGF2α, PGE2, PGA2), la sphère génitale avec leur rôle dans le déclenchement du travail (PGF2α, PGE2) et l'importance de leur teneur dans le sperme. Elles interviennent aussi au niveau du poumon, dans l'asthme bronchique, dans le contrôle de l'agrégation plaquettaire et de la formation des caillots, au niveau du système nerveux central (PGD2), des glandes endocrines et des ostéoblastes.
Par leurs propriétés vasodilatatrices, elles participeraient aux troubles circulatoires observés dans les migraines. Dans les règles de femmes dysménorrhéiques, les quantités de PGF2α sont supérieures à la normale ; dans le glaucome à angle ouvert, c'est le taux de PGE qui augmente de manière significative. Certaines tumeurs renferment aussi des quantités importantes de prostaglandines (cancer de la thyroïde, cancer du sein).
Compte tenu de la multiplicité de leurs effets biologiques, les prostaglandines ont suscité dès leur découverte d'immenses espoirs comme médicaments potentiels. Quelques années après, force est de constater que le bilan des applications est faible et assez décevant, en comparaison avec les immenses efforts de recherche qui ont été entrepris dans le monde. Les difficultés majeures rencontrées pour d'éventuelles applications thérapeutiques sont la fugacité d'action, la diversité et la non-dissociation des différentes propriétés pharmacologiques. Pour pallier ces inconvénients, la recherche s'est orientée vers l'obtention de prostaglandines modifiées (analogues), dans l'espoir de leur conférer les caractéristiques manquantes sur les molécules naturelles : stabilité, spécificité, efficacité.
Finalement, l'application thérapeutique des prostaglandines s'est matérialisée dans les tr […]
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