3. Propriétés physiologiques et pharmacologiques
• Action sur la contractilité musculaire
Accouchement et avortement
Par leur découverte initiale dans le fluide séminal, les effets des prostaglandines PGE et PGF sur le système reproducteur ont été très étudiés.
Il ne semble pas y avoir de relation évidente entre la teneur du fluide séminal en prostaglandines et la fertilité masculine. Si on a relevé une concentration plus faible en prostaglandines chez une population peu fertile, on a aussi montré qu'une concentration élevée en PGF2α diminuait la mobilité des spermatozoïdes par action directe.
Dès 1969, l'effet lutéolytique de la PGF2α, mesuré par la baisse du taux plasmatique de la progestérone, était trouvé chez le rat, puis chez d'autres espèces. Finalement, cet effet lutéolytique des PGF2α et PGF1α fut clairement démontré chez la brebis ; les PGE1 et PGE2 sont en revanche dénuées de cette activité. Chez la femme, il n'a pas été possible de démontrer une action lutéolytique des PGF perfusées par voie veineuse.
Au niveau de l'utérus, la sensibilité du myomètre aux prostaglandines varie selon l'état hormonal et, en particulier, selon qu'il y a ou non gestation. En dehors de l'état de grossesse, les prostaglandines, à l'exception de PGF, inhibent la motilité spontanée du myomètre, particulièrement au moment de l'ovulation, ce qui faciliterait la migration du sperme et jouerait un rôle dans la fertilisation. En revanche, PGF1α, PGF2α, abondantes dans l'écoulement menstruel, stimulent le myomètre. Chez la femme enceinte, au moment du travail, il y a augmentation de la biosynthèse intra-utérine des PGE2, PGF2α ocytociques, et cette production serait régulée par les stéroïdes hormonaux. Des concentrations élevées de PGE2 et PGF2α sont présentes dans le liquide amniotique et dans le sang veineux lors des contractions utérines.
Les propriétés contracturantes des prostaglandines ont été à l'origine de l'intérêt porté à leur utilisation chez la femme pour le […]
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