L'orientalisme français a été trop longtemps réduit à quelques noms (Delacroix et Chassériau presque exclusivement, Decamps pour mémoire, Fromentin, car on se souvient de l'auteur de Dominique) pour qu'on ne voie pas avec satisfaction l'intérêt se porter sur d'autres artistes : Marilhat bien sûr, mais aussi Adrien Dauzats (1804-1868), Adrien Guignet (1816-1854), Léon Belly (1827-1877), Narcisse Berchère (1819-1891) ne sont plus aujourd'hui des inconnus, en attendant que la curiosité des historiens se dirige vers des peintres plus avancés dans le siècle, de Guillaumet (1840-1887) à Dinet (1861-1929), et aux artistes des années 1930.
La vocation de Marilhat, jusqu'alors élève de Roqueplan, se décide avec le voyage de deux ans (1831-1833) qu'il accomplit en Grèce et au Moyen-Orient (Syrie, Liban, Palestine, Basse-Égypte et Haute-Égypte) comme dessinateur de l'expédition scientifique du baron de Hugel. Au Salon de 1834, la Place de l'Esbekieh(emplacement actuel inconnu) est saluée comme un chef-d'œuvre de vérisme par Théophile Gautier. Marilhat a sa réputation faite et ne cessera de puiser dans ses souvenirs et ses carnets de dessins.
Parmi les orienta […]
