Terme surtout employé en neurophysiologie pour qualifier un certain type de sensibilité. Cette dernière prend naissance au niveau de récepteurs localisés dans les organes profonds de la vie de relation (muscles, ligaments, os) tels que les fuseaux neuromusculaires (avec leur rôle dans l'entretien du tonus musculaire), les organes musculo-tendineux de Golgi (enregistrement de tension), les corpuscules de Pacini (pression profonde). Les influx se propagent le long des voies de la sensibilité proprioceptive inconsciente (faisceaux spino-cérébelleux direct de Flechsig et croisé de Gowers) jusqu'au cervelet. D'autres influx seront véhiculés jusqu'au bulbe par les voies de la sensibilité proprioceptive consciente (faisceau de Goll et de Burdach) en même temps que ceux de la sensibilité extéroceptive épicritique. Cette sensibilité proprioceptive est à l'origine du sens de la position relative des segments du corps et de l'appréciation de leurs déplacements ; de la régulation du tonus musculaire ; de la statique et de l'équilibration.
Geneviève DI COSTANZO
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