2. Un système de dépendances
Pour le structuralisme linguistique, dont la glossématique est une variante, le système est fondé sur des relations – ou des rapports – et non sur des entités. Prolongeant l'intuition de Saussure – « la langue est forme et non substance » –, Hjelmslev propose de définir la structure comme une « entité autonome de dépendances internes ».
Selon qu'elles concernent respectivement le système ou le processus (qui correspondent à la distinction entre langue et parole), les trois modalités se dédoublent par isomorphie : l'interdépendance (deux termes se présupposent mutuellement) en solidarité et complémentarité ; la détermination (un terme en suppose un autre sans que la réciproque soit vraie) en sélection et spécification ; la constellation (existence d'un rapport sans qu'il y ait dépendance stricte) en combinaison et autonomie.
Redoutée pour sa difficulté et la spécificité de sa terminologie, la glossématique a connu peu d'applications.
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