4. Avortement et I.V.G.
• Avortement spontané
On parle d'avortement spontané lorsqu'une grossesse s'interrompt d'elle-même avant le 6e mois de la vie fœtale.
Le problème posé par cet accident, surtout quand il se répète, est, bien entendu, la recherche de sa cause, seule en mesure de guider la thérapeutique.
L'avortement peut survenir précocement (parfois avec les règles, ce qui pose de difficiles problèmes de diagnostic dans certaines cures de stérilité) dans les semaines qui suivent la conception ou, le plus souvent, entre 6 semaines et 2 mois de grossesse (de 8 à 10 semaines d'aménorrhée, comme il est dit plus souvent actuellement). C'est alors qu'une jeune femme chez qui tout allait bien présente des métrorragies avec parfois quelques douleurs pelviennes (menace d'avortement), qui ne cèdent pas au repos et aux antispasmodiques ; à l'examen, l'utérus est trop petit. Ensuite l'avortement, la « fausse couche », se confirme, avec ouverture du col utérin et expulsion de caillots et de débris ovulaires (parfois l'œuf s'évacue en totalité). Des examens complémentaires peuvent être entrepris, dans les formes traînantes : dosages hormonaux et échographie. Bien souvent, on pourra éviter le traumatisme du curetage dans ces avortements naturels : les hémorragies se tarissent, les débris ovulaires ont été évacués, le col se referme et l'utérus s'involue progressivement. En revanche, le curetage est indiqué si les hémorragies continuent et si l'utérus ne s'évacue pas complètement (curette mousse ou curage digital).
Lors d'une première fausse couche, l'attentisme est préférable (sauf étiologie évidente nécessitant une thérapeutique appropriée).
En revanche, si un deuxième incident identique se produit, on ne doit plus temporiser : un bilan médical complet du couple essaiera de dépister une étiologie, ce à quoi on n'arrive, selon les différents auteurs, que dans la moitié des cas...
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