2. La « prise de risque »
Sous la forme la plus simple, le risque désigne le niveau d'incertitude subjective à partir duquel un individu est prêt à s'engager dans une action particulière. De deux sujets qui sont prêts à s'engager dans l'action, celui qui pense qu'il a 5 chances sur 10 de succès (ψ = 0,5) prend un risque plus grand que celui qui pense avoir 7 chances sur 10 de succès (ψ = 0,7). Ainsi donc, dans ce cas particulier de probabilité subjective, celui qui prend un risque ne procède pas seulement à une estimation ou à un jugement, mais passe effectivement à l'action, par exemple en investissant une somme d'argent, en faisant un pari ou en effectuant une manœuvre particulière avec sa voiture sur la route. Selon les circonstances, différentes échelles peuvent être utilisées pour mesurer l'incertitude. On peut employer une échelle de ψ allant de 0 à n, dans laquelle les nombres de 0 à n correspondent aux succès attendus par le sujet au cours de n essais. Cette échelle peut alors être convertie en une échelle ψ allant de 0 à 1. L'étendue de l'échelle peut aussi aller de ψ = 0,5 (incertitude maximale) à 1 (certitude maximale). On peut encore utiliser une échelle d'estimation à n valeurs, dans laquelle chaque point correspond à la confiance attribuée par le sujet à un certain résultat qui a eu lieu ou qui doit encore se produire.
Dans certaines situations, une telle estimation constitue une probabilité subjective du deuxième ordre. On dira que l'estimation du premier ordre, ψ1, représente l'estimation du nombre de performances réussies dans une tâche donnée, tandis que l'estimation du deuxième ordre ψ2 exprime la confiance de l'individu dans sa première estimation ; elle indique, pour ainsi dire, le degré de certitude que possède le sujet de sa propre certitude. Il est possible, en principe, d'obtenir des valeurs de ψ d'un ordre encore supérieur, mais leur mesure ne présente plus une fidélité suffisante. On peut admettre que toute affirmation, toute estimation ou tout jugement de la catégorie ψ
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