Alexandre Dubček, qui devient premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque (P.C.T.) en janvier 1968, engage une série de réformes libérales. Le 5 mars, la censure est supprimée. En avril est accepté le principe d'un « socialisme à visage humain ». Des écrivains emprisonnés pour délit d'opinion sont libérés. L'attitude de l'État vis-à-vis de l'Église devient plus conciliante. Mais cette politique est très critiquée dans les autres pays du bloc de l'Est, qui craignent que la Tchécoslovaquie ne serve d'exemple. À deux reprises, le premier secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique, Leonid Brejnev, exige une modification de la ligne du P.C.T., mais Dubček, très soutenu par la population, s'y refuse. Dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les troupes du pacte de Varsovie entrent en Tchécoslovaquie ; en dépit de quelques gestes spectaculaires, la résistance tchèque n'est que passive. C'est la fin du Printemps de Prague. Le 17 avril 1969, Gustáv Husák devient premier secrétaire du Parti communiste tchèque, à la place de Dubček : la « normalisation » peut commencer.
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