Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PRIMATES FOSSILES

Page précédente Page suivante

4.  Simiiformes

De l'ensemble des Haplorhini, que nous retiendrons tout de même pour simplifier, s'est sans doute détachée très tôt une branche méridionale, qui apparaît au début de l'Oligocène en Égypte. Ce sont les Simiiformes, que les auteurs anglos-saxons persistent à appeler Anthropoidea, bien que le terme prête à confusion car son acception est beaucoup plus large que celle de l'expression « Singes anthropoïdes ». Ils comprennent tous les vrais Singes, de l'Ancien comme du Nouveau Monde, et l'Homme. Ils se distinguent des Tarsiiformes par la soudure des deux branches de la mâchoire inférieure (comme chez certains Adapiformes), quelques particularités de la région tympanique, des annexes embryonnaires, le remplacement des dernières griffes par des ongles, la présence de deux mamelles pectorales et d'un utérus simplex. Chez l'embryon, la cavité amniotique primordiale se forme par cavitation (et non plissement). Le placenta est bidiscoïde (monodiscoïde chez Tarsius).

S'il est facile de caractériser les formes vivantes, le statut des plus anciennes (celles de l'Éocène) prête à discussion. Il semble qu'on puisse en écarter les genres birmans Amphipithecus, dont la symphyse mandibulaire n'est pas soudée, Pondaungia, qui semble n'être qu'un Adapidé, et Eosimias de Chine, trop différent des premiers Simiiformes du continent arabo-africain, où les découvertes se sont multipliées depuis 1990. Les plus anciens vrais Simiiformes, d'âge éocène peut-être inférieur, ont au moins 40 Ma, et proviennent surtout d'Algérie (AlgeripithecusTabeliaBiretia) : il ne s'agit que de quelques dents, à tubercules arrondis. On ne sait encore s'ils dérivent d'Omomyidés primitifs venus du nord ou s'ils s'enracinent dans un groupe africain encore inconnu.

Vers la limite Éocène-Oligocène (autour de 35 Ma), les Simiiformes ont dû se diversifier largement en Afrique, si l'on en juge par la variété des taxons que révèlent les gisements du Fayoum en Égypte, exploités depuis les années 1960 par E. Simons. Certains d'entre eux, les Parapithécidés  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 9 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PRIMATES FOSSILES » est également traité dans :

COPPENS YVES (1934- )

Écrit par :  Herbert THOMAS

Dans le chapitre "Des éléphants à l'homme"  : …  africain, descendant d'un singe africain ». C'est au Tchad, en effet, qu'Yves Coppens met au jour le* plus vieil hominidé alors connu au centre de l'Afrique et au Sahara, qu'il nomme Tchadanthropus uxoris. Jalon important dans l'histoire des Hommes et de leurs prédécesseurs, la découverte de cet hominidé, un probable Homo erectus,… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Phylogénie simplifiée des primates

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média