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STURGES PRESTON (1898-1959)

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The Sin of Harold Diddlebock, de P. Sturges, 1947

Longtemps méconnue, l'œuvre du cinéaste Preston Sturges connaît une étrange et capricieuse destinée qui ne rend guère justice à l'auteur des plus flamboyantes comédies américaines des années 1940. Sturges fut en effet le créateur d'un monde peuplé de catastrophiques candides et de roués peu nocifs, de milliardaires et d'inventeurs, d'amoureux et de fous furieux. Il n'est guère étonnant que la véritable Amérique sache aujourd'hui retrouver son idéal du moi – et la comédie américaine le début de son second âge, dans une œuvre satirique et sans illusions où la réalité des sentiments s'exprime à mille lieux du sentimentalisme.

1.  Le temps des scénarios

Né à Chicago le 29 août 1898, fils de l'énergique Mary Dempsey, plus connue sous le nom de Mary Desti (et proche amie d'Isadora Duncan), le jeune Preston sera adopté légalement par son beau-père Solomon Sturges, homme d'affaires qui sera son premier modèle. La séparation du couple orientera l'existence du futur cinéaste, toujours partagé entre l'Amérique de son père et l'Europe que sa mère ne cesse de parcourir à la suite d'Isadora, après avoir fondé une entreprise de parfumerie à Paris. Si Mary a tout fait pour soigner l'éducation artistique de son rejeton, Preston, lui, se voit d'abord homme d'affaires.

Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle il parvient à s'engager in extremis dans l'aviation, son retour en Amérique et l'échec de son premier mariage avec une riche héritière, Sturges se lance dans l'écriture théâtrale. Sa seconde pièce, Strictly Dishonorable (1929), est un vrai succès et lui ouvre les portes de Hollywood où il devient rapidement l'un des meilleurs scénaristes de la Paramount (studio de Cecil B. DeMille et surtout d'Ernst Lubitsch, maître incontesté de la comédie sophistiquée), mais aussi des autres grandes compagnies comme Universal, Fox, Columbia, M.G.M.

Sa carrière dans l'industrie cinématographique couvre très précisément deux décennies, la première (1930-1940) consacrée à la seule écriture de scénarios, la secon […]

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COMÉDIE AMÉRICAINE, cinéma

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Dans le chapitre "La comédie loufoque"  : …   (La Fille de la cinquième avenue, 1939) Fort estimée dans les années 1950, l'œuvre de* Preston Sturges n'est plus appréciée à sa juste valeur, malgré des films comme Sullivan's Travels (Les Voyages de Sullivan, 1941), The Lady Eve (Un cœur pris au piège, 1941), The Palm Beach Story (Lire la suite
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The Sin of Harold Diddlebock, de P. Sturges, 1947

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