Le mot grec presbutéros (l'« ancien » ou l'« aîné ») n'est souvent qu'un qualificatif, mais il revêt aussi un sens plus technique et devient un substantif. Du grec classique il passe dans la littérature judéo-chrétienne, où le presbytre joue un grand rôle.
En Asie Mineure et en Grèce, il garde un sens ordinaire même lorsque l'on confie le gouvernement des cités à des personnes d'expérience. C'est en Égypte qu'il désigne plus précisément le groupe des représentants d'une communauté. Chez les Juifs, il prend un sens précis qui s'enracine dans la Bible : il évoque les soixante-dix anciens (Nombres, xi). Cela est vrai surtout du judaïsme palestinien, alors que dans la Diaspora le vocabulaire est plus flou. Le presbytre juif appartient à un collège responsable d'une communauté ; son rôle se réfère notamment à la connaissance de la Torah.
Avec l'avènement du christianisme, le mot prend peu à peu un sens rigoureux, le presbytre s'y voyant confier dans les communautés un rôle mieux défini de ministère.
Les Actes des Apôtres évoquent deux sortes de ministères. L'un, missionnaire et itinérant, consiste d'abord à porter la bonne nouvelle ; il est dévolu […]
