On appelle « préposition » une des parties du discours, invariable et toujours liée à un syntagme qu'elle régit et précède immédiatement (c'est le cas le plus général et le terme même de pré-position l'atteste), qu'elle peut suivre (certains lui réservent alors la dénomination de postposition : en allemand, meiner Meinung nach, « d'après moi » ; en latin, exempli gratia, « par exemple »), ou dont elle peut même être détachée (en anglais, The man I talk about, « L'homme dont je parle »). Du point de vue lexical, il est généralement aisé de dresser l'inventaire de la classe des prépositions, étant donné le petit nombre de relations sémantiques primitives ou dérivées que celles-ci expriment, de telle sorte que la grammaire traditionnelle, fondée en grande partie sur l'analyse des rapports logiques présidant à l'organisation de l'énoncé, répertorie les valeurs des groupes circonstants en fonction de la préposition qui les régit. Cela ne va pas sans soulever certaines objections de la part d'une linguistique formelle : quel avantage l'analyse retire-t-elle d'un sens déjà postulé, étant donné que la polysémie de la préposition (qu'on pense à la multiplicité […]
